Drogue du viol : ne posez jamais votre verre !

Ne lâchez votre verre sous aucun prétexte. En boîte, dans un bar ou dans tout autre endroit festif, ne vous séparez jamais de votre verre, au risque qu'on vous verse quelque substance douteuse, voire franchement dangereuse. C'est le cas des drogues du viol, qui font plus d'un millier de victimes chaque année.
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Drogue du viol, la soumission chimique

Le Conseil de l'Europe met sérieusement en garde le grand public contre l'utilisation des drogues du viol. Glissées à votre insu dans votre verre, vous perdez vos moyens, votre volonté, votre mémoire. Vous devenez la proie idéale pour un violeur, mais aussi pour un voleur. Et le lendemain, vous n'aurez aucun souvenir de ce qui s'est passé.

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La drogue du viol agit par levée d'inhibition

Cette pratique inquiétante se répand de plus en plus. Elle est initialement apparue dans les pays anglo-saxons et utilise le plus souvent des benzodiazépines, notamment le Rohypnol et le GHB (gamma hydroxybutyrate). En France, ce sont les hypnotiques comme le Stilnox qui sont les plus utilisés. Ces molécules ont la spécificité de lever l'inhibition, de provoquer des pertes de connaissance et des troubles de la mémoire, d'autant plus facilement qu'elles sont mélangées à de l'alcool. Ces drogues sont le plus souvent employées pour avoir des relations sexuelles sans le consentement éclairé de la victime. Le problème est de dépister de telles agressions afin de pouvoir les sanctionner.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 26 Février 2007 : 01h00
Source : Conseil de l'Europe, janvier 2007.