Diabète : une nouvelle mesure plus souple pour votre suivi

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La surveillance du diabète repose sur la mesure de l'hémoglobine glyquée (HbA1c), plus représentative de l'équilibre glycémique que le dosage de la glycémie. De nouvelles recommandations autorisent plus de souplesse quant à la limite de l'HbA1c à ne pas dépasser.

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Pourquoi la surveillance du diabète repose-t-elle sur l'hémoglobine glyquée ?

La glycémie correspond à une mesure instantanée du glucose dans le sang. En revanche, l'hémoglobine glyquée reflète la glycémie sur une longue période.

Pourquoi ? Parce que l'hémoglobine glyquée est une molécule qui fixe le glucose. L'hémoglobine ayant une durée de vie de 3 semaines, le taux d'hémoglobine glyquée reflète donc le taux global de glucose dans le sang sur une longue période. Au final, le dosage de l'HbA1c permet de connaître l'équilibre glycémique d'une personne durant les trois semaines précédentes.

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Le taux optimal de l'HbA1c passe de 6,5% à 7,5%

Le taux normal de l'HbA1c chez un sujet non diabétique se situe entre 4 et 6%. Pour une personne atteinte de diabète, l'objectif était jusqu'à présent de ne pas dépasser 6,5%.

Les résultats d'une nouvelle étude indiquent que la valeur idéale devrait plutôt être de 7,5%, taux qui, lui seul, permet de réduire le taux de mortalité toutes causes confondues. En fait, la courbe de mortalité aurait une forme de U, l'indice de 7,5% correspondant au creux situé au milieu. Autrement dit, de part et d'autre de la valeur de 7,5%, le taux de mortalité tend à augmenter.

Au final, le taux d'HbA1c visé serait moins contraignant qu'actuellement.

L'explication avancée est qu'en deçà d'une valeur de 7,5%, le risque de survenue d'hypo glycémie augmente, entraînant un risque accru des complications pour le diabétique, notamment au niveau vasculaire.

En conclusion, les recommandations concernant la valeur cible d' HbA1c doivent être redéfinies, et pour une fois, dans un sens moins contraignant pour les personnes diabétiques.

Publié le 08 Février 2010 | Mis à jour le 26 Novembre 2010
Auteurs : Rédaction E-sante.fr
Source : Le Quotidien du Médecin, 28 janvier 2010.