Colas et boissons énergétiques : c'est dan-ge-reux !

Publié par Paule Neyrat, Diététicienne le Mercredi 27 Juillet 2011 : 23h20
Mis à jour le Jeudi 28 Juillet 2011 : 10h37
© getty
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Donneriez-vous un expresso à votre petit de 5 ans ? Non, très probablement. Le café, ça n'est pas bon pour les enfants. Et pourtant, il est normal qu'il boive un ou plusieurs colas dans la journée qui contiennent presque autant de caféine. Ne vous étonnez donc pas s'il est agité et ne peut s'endormir le soir.

Vos ados regorgent d'énergie, dorment mal, alternent humeur idyllique et odieuse, deviennent plus ou moins violents ? Vous mettez ça sur le compte de cette période troublée qu'est l'adolescence et vous subissez (plus ou moins bien !).

Et si vous alliez regarder du côté de ces boissons énergétiques tellement à la mode et auxquelles il leur est difficile d'échapper, ne serait-ce que pour faire comme les copains ? 30 à 50 % des jeunes en consomment.

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Une étude récemment publiée par des chercheurs américains fait le point sur les ravages exercés sur la santé des consommateurs de ces boissons énergétiques. Le tableau n'est pas gai : anomalies cardiaques, diabète, convulsions, troubles de l'humeur, du sommeil et du comportement. Vous avez le choix !

Ces saletés sont bourrées de caféine, de taurine, de vitamines (dont ils n'ont pas besoin), de guarana, qui est une plante psychotrope, de sucres et d'édulcorants. Autrement dit, elles sont toxiques. Encore plus - ce qui est souvent le cas - quand elles sont mêlées avec de l'alcool dont elles masquent les dangereux effets.

Comme le cannabis ou la cocaïne, les boissons énergétiques créent un effet d'accoutumance, donc les ados y deviennent accros.

Le marché des boissons énergétiques ne cesse d'augmenter : les ventes aux USA dépasseront les 9 milliards de dollars cette année. Il en est de même en Europe et en France.

Impossible d'arrêter cet immoral rouleau compresseur économique, de prohiber ni même de contrôler ces maudits produits. Mais certains pays comme le Québec ont entamé des campagnes de sensibilisation. Regardez !

Et n'hésitez pas à flanquer une bonne trouille à vos ados s'ils en consomment. Il est bien évident qu'il n'y en a pas dans le frigo de la maison….

Paule

Seifert SM et coll. : Health Effects of Energy Drinks on Children, Adolescents, and Young Adults, Pediatrics 2011; 127: 511–528

Publié par Paule Neyrat, Diététicienne le Mercredi 27 Juillet 2011 : 23h20
Mis à jour le Jeudi 28 Juillet 2011 : 10h37
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