Les centièmes greffes de rein et de foie pour l'hôpital de La Timone Enfants

Pionnier en matière de greffes pédiatriques, l'hôpital de La Timone Enfants (Assistance publique-Hôpitaux de Marseille) vient de célébrer un double événément : la 100e greffe de rein et la 100e greffe de foie réalisées sur des enfants en un peu plus de 20 ans d'activité.
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L'événement s'est déroulé en présence de l'un des tous premiers enfant greffé du foie à Marseille. Opéré en 1986 à l'âge d'un an seulement, il a été le deuxième enfant greffé en France à La Timone en 1986, mais le premier à survivre à l'opération. Ce double anniversaire permet de mesurer les progrès réalisés dans ce domaine en à peine plus de 20 ans. En effet, le taux de survie à cinq ans des greffés du foie est passé d'environ 50% à près de 90% et depuis plus de dix ans, l'hôpital n'a pas enregistré de décès pour les enfants greffés du foie. Ces taux de réussite atteignent respectivement 96%, 89% et 70% pour les transplantations rénales, hépatiques et cardio-pulmonaires. Autre avancée : la baisse de l'âge moyen des transplantés. Celui-ci est passé de 7-8 ans à 3 ans sur la période et les traitements anti-rejet se sont améliorés. Par ailleurs, de nouvelles techniques sont apparues - comme la bipartition du foie - la partie gauche plus petite va à un enfant, la droite à un adulte - ou la transplantation d'organes par donneur vivant.Grâce à son expérience et à son savoir faire, l'hôpital réalise environ 25 greffes pédiatriques chaque année, tous organes confondus (à l'exception de la greffe de l'intestin). Aujourd'hui, le délai d'attente pour les enfants ne dépasse pas deux à trois mois et les greffés profitent pleinement de leur vie.Ces réussites - rendues possibles par l'amélioration des techniques, mais aussi grâce au don d'organes - ne doivent pas faire oublier la nécessaire mobilisation dans ce dernier domaine. Les médecins de La Timone ont rappelé que l'essentiel des greffons provient de personnes décédées. Ils ont également souligné que 28% des prélèvements possibles sont refusés, le plus souvent par les familles, faute d'information sur la volonté du défunt.Plus de renseignements :www.ap-hm.frwww.hopital.fr

Publié le 13 Mai 2008
Auteur(s) : Hopital.fr