Cancer du poumon : la piste des anti-œstrogènes

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Les résultats d’expériences précliniques indiquent que l’administration d’anti-œstrogènes pourrait prévenir le développement des cancers du poumon chez les personnes à haut risque.

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Une équipe de chercheurs américains a peut-être découvert une stratégie qui permettrait de réduire le risque de cancer du poumon chez les anciens fumeurs : leur administrer des médicaments actuellement destinés au traitement des cancers du sein hormonodépendants !

La croissance de nombreuses tumeurs pulmonaires semble en effet favorisée par les hormones œstrogènes. Les cellules qui composent ces tumeurs portent des récepteurs aux œstrogènes à leur surface, comme celles de tumeurs mammaires. C’est la raison pour laquelle les chercheurs ont eu l’idée de tester l’effet de médicaments bloquant l’action des œstrogènes (des médicaments déjà utilisés dans l’hormonothérapie des cancers du sein, l’anastrozole et le fulvestrant) dans un système modélisant le développement des cancers du poumon.

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Ces expériences ont montré que ces médicaments diminuent le risque de développement d’un cancer pulmonaire en cas d’exposition aux carcinogènes du tabac. Ils diminuent aussi le risque d’évolution défavorable des lésions précancéreuses.

Très prometteurs, ces résultats doivent bien sûr être confirmés par d’autres expériences. Toutefois, ils laissent espérer qu’il sera un jour possible d’utiliser des anti-œstrogènes pour prévenir les cancers pulmonaires chez les personnes à haut risque, en particulier chez les anciens fumeurs.

Publié le 27 Janvier 2012 | Mis à jour le 27 Janvier 2012
Auteur(s) : La Fondation ARC
Source : Arc
Résultats présentés lors d’un congrès organisé par l’American Association for Cancer Research et l’International Association for the Study of Lung Cancer, le 9 janvier 2012, à San Diego, Etats-Unis
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