Cancer de l’enfant : le coup de gueule de Laurence Boccolini

Publié le 16 Novembre 2018 par Claire Ménage, journaliste santé
L’animatrice de télévision Laurence Boccolini n’est pas contente et le fait savoir sur son compte Instagram. Ses raisons ? L’Etat ne se donnerait pas les moyens nécessaires pour lutter contre les cancers de l’enfant.
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Les cancers pédiatriques sont graves et devraient être pris plus au sérieux.Laurence Boccolini, célèbre animatrice du Maillon Faible sur TF1, lance un "coup de gueule" sur son compte Instagram. Depuis octobre 2018, elle n’a cessé de le répéter sur le réseau social, l’Etat n’attribue pas assez de moyens à la recherche pour lutter contre les cancers pédiatriques. Elle ne démordra pas de sa colère contre la majorité présidentielle.

Car il faut se rappeler que fin octobre, un amendement déposé par l'opposition souhaitait que des fonds soient créés afin d'améliorer les traitements des cancers de l'enfant. Malheureusement, il avait été rejeté par les députés de la majorité. Près de 18 millions d’euros de fonds devaient "permettre d’accélérer la recherche dans le domaine du cancer de l’enfant", préconisait l'ancien ministre, Eric Woerth. Une proposition rejetée par le rapporteur du gouvernement. Début novembre 2018, soit trois semaines après, l'Assemblée nationale a voté un nouvel amendement du gouvernement pour lutter contre les cancers pédiatriques.

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"Je ne leur souhaite jamais de connaitre cette peur"

La ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Frédérique Vidal avait déposé un amendement au projet de loi afin de consacrer, dès 2019, cinq millions d'euros supplémentaires à la recherche. Les 71 députés présents à 5h du matin à l'Assemblée Nationale ont voté pour. 13 millions d’euros seront donc au total consacrés au budget dédié à la recherche pour la lutte contre le cancer pédiatrique. Mais ce n’est pas encore suffisant pour Laurence Boccolini qui a exprimé sa "colère" sur les réseaux sociaux : "je ne leur souhaite jamais de connaitre cette peur", peur connue par les parents d'un enfant atteint d'un cancer, et qui en a profité pour interpeller le Président de la République Emmanuel Macron.

2 400 nouveaux cas par an

D’après le Dr Dominique Valteau-Couanet, chef du département de cancérologie de l’enfant et de l’adolescent à l’Institut Gustave Roussy, le cancer de l’enfant et de l’adolescent se chiffre à l’heure actuelle à 2400 nouveaux cas par an, soit 1700 enfants et 700 adolescents. 80% de ces enfants et adolescents vont guérir de la maladie, ce qui signifie que 20%, soit 500 d’entre eux, décèderont de leur cancer.

Les cancers les plus fréquents chez l'enfant sont les leucémies, suivies des cancers du système nerveux central et des lymphomes. Chez les adolescents, les plus répandus sont les lymphomes et les carcinomes. Globalement, les garçons sont plus touchés, mais certains types de cancers sont plus fréquents chez les filles, en particulier les tumeurs de la lignée germinale et les carcinomes de la thyroïde. Les traitements classiques sont toujours privilégiés chez l’enfant, tels que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie. Mais des voies d’investigation prometteuses placent l’immunothérapie au rang des thérapies de demain.

On ne connaît pas encore les causes exactes du cancer chez l’enfant même si la piste de la génétique mobilise les chercheurs. 

Source : Compte Instagram de Laurence Boccolini
Amendement de l'Assemblée Nationale, Mission "Recherche et enseignement supérieur", 30 octobre 2018
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