Botulisme : alerte aux consommateurs

© Istock

Plusieurs cas de botulisme sont survenus dans le Vaucluse et dans la Somme. L’origine a été identifiée comme provenant d’un lot de tapenade de la marque « Les délices de Marie Claire ». Les suites de l’enquête indiquent que d’autres produits fabriqués par cet établissement « La ruche » à Cavaillon sont à risques. La Direction générale de la santé (DGS) renouvelle son alerte.

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Divers produits peuvent être à l’origine de nouveaux cas de botulisme

Ces produits, dans lesquels le germe Clostridium botulinum, celui de la toxine botulique, a été détecté, sont commercialisés sous les marques suivantes : « Les délices de Marie Claire », « Le secret d’Anaïs » et « Terre de Mistral ».

Il s’agit d’anchoïades, tomates séchées, thoïonade, tartinades, caviar d’aubergines, pesto sauce pistou, poivronnade, poichichade et artichonade. Les produits ont été retirés du marché, mais de nombreux bocaux sont encore en circulation, « faisant courir un risque sévère aux personnes qui en consommeraient ». Les lieux d’achats étant très touristiques, les produits ont pu être achetés par des consommateurs de toutes régions de France ou d’autres pays, précise la DGS.

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Les symptômes du botulisme qui doivent alerter

En cas d’ingestion de produits contaminés par la toxine botulique, les symptômes suivants apparaissent dans les 12 à 36 heures : fatigue marquée, sensation de faiblesse et vertiges, puis troubles visuels, sécheresse buccale et troubles de l’élocution et de la déglutition. « La maladie évolue vers une faiblesse du cou et des bras avant de toucher les muscles respiratoires et ceux du bas du corps. » Les personnes qui ont partagé les mêmes aliments sont susceptibles de présenter des symptômes identiques. La plupart des cas guérissent avec un traitement administré immédiatement. « En France, la maladie est mortelle dans environ 1% des cas. »

La DGS alerte les consommateurs : toute personne ayant consommé ces produits et développé des signes cliniques évocateurs du botulisme doit contacter son médecin. Quant aux personnes qui détiennent de tels produits, elles ne doivent pas les consommer mais les rapporter sur le lieu d’achat ou dans les DDPP (Directions départementales de la protection des populations).

Publié par Rédaction E-sante.fr le Vendredi 09 Septembre 2011 : 18h02
Mis à jour le Lundi 12 Septembre 2011 : 09h05
Source : Communiqué de la Direction générale de la santé (DGS), du 7 septembre 2011.
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