Blennorragie : le germe résiste

La blennorragie, appelée aussi gonorrhée et, très familièrement, chaude-pisse ou chtouille, fait à nouveau parler d’elle. On la savait en recrudescence depuis 2004, comme la syphilis, mais aujourd’hui c’est le degré très élevé de résistance aux traitements antibiotiques de la bactérie responsable qui inquiète l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Plusieurs pays, dont la France, signalent des cas de résistance aux céphalosporines, dernière classe d’antibiotiques efficace pour traiter la maladie.
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Pas de nouvel antibiotique contre la blennoragie…

Normalement, les antibiotiques permettent de venir à bout de cette infection sexuellement transmissible (IST) mais, au fil des années, la bactérie en cause, Neisseria gonorrhoea, a développé des résistances :

  • aux sulfamides,
  • à la pénicilline,
  • aux tétracyclines,
  • aux macrolides,
  • et aux quinolones.

Seules les céphalosporines restent efficaces ou plutôt restaient, car plusieurs pays comme l’Australie, le Japon, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et la France ont déjà signalé des cas de résistance à cette catégorie d’antibiotiques.

Or il n’y a pas de nouvelle molécule en cours de développement.

Abus des antibiotiques

Pour les scientifiques, le mauvais usage des antibiotiques explique en grande partie l’accélération du phénomène.

Ceux-ci sont souvent pris à tort et à travers, par exemple dans des infections virales contre lesquelles ils ne sont pas efficaces. Le traitement est aussi parfois interrompu avant la guérison complète.

Autre raison : l’étonnante capacité du gonocoque à s’adapter qui lui a permis de devenir multirésistant.

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Source : Magazine Bien-Etre & Santé