Bien choisir sa cigarette électronique pour réussir son sevrage
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Des modèles dépassés par rapport aux cigarettes électroniques d’aujourd’hui

Concernant les cigarettes électroniques utilisées, on ne retrouve aucune précision dans le texte de la publication ni dans celui du protocole pourtant publié à part. Nous savons seulement que les participants recevaient leurs e-cigarettes par la poste avec des cartouches de liquides concentrés à 16 mg / ml de nicotine qu’ils pouvaient utiliser à volonté.

Nous avons donc demandé ces précisions au Pr Bullen par mail. Il en ressort que le modèle distribué aux participants date de plus de 3 ans, que ceux-ci n’avaient qu’une seule cigarette et qu’un chargeur de secours leur a été distribué dans un deuxième temps. Quant aux cartouches, leur capacité n’était que de 0,5 ml, soit 8 mg de nicotine ce qui correspond au maximum à 5 cigarettes. Surtout, les participants ont utilisé en moyenne une cartouche par jour, ce qui est ridiculement faible par rapport à l’usage des vapoteurs d’aujourd’hui. Le Pr Bullen reconnaît du reste que « c’est une limite de l’étude et l’une des explications potentielles des effets observés ». Il précise du reste, à la fin de sa publication, qu’avec les dispositifs distribués les vapoteurs ne pouvaient obtenir que 20 % des doses de nicotine qu’ils obtenaient avec la cigarette.

Aujourd’hui les vapoteurs disposent de dispositifs nettement plus performants, et de kits contenant deux e-cigarettes leur permettant de tenir toute la journée sans avoir à les recharger. Surtout, ils disposent de cartouches ou de réservoir nettement plus importants, leur permettant là aussi de tenir une journée ou de ne remplir qu’une seule fois leur dispositif. De ce fait, ils consomment réellement la dose de nicotine dont ils ont besoin pour ne pas souffrir des signes du manque. Le fait que les participants de l’étude Bullen n’ont utilisé que 8 mg de nicotine par jour confirme qu’ils n’étaient pas satisfaits par le matériel qui leur avait été procuré ni par les explications qui leur avaient été données.

Il faut être méfiants

Décidément, il faut être méfiants avec les enquêtes et les études publiées sur la e-cigarette… Récemment la revue 60 millions de consommateurs omettait de préciser dans son article titré « pas si inoffensive, la cigarette électronique ! » qu’elle n’avait retrouvé dans leur vapeur, ni monoxyde de carbone, ni goudron, ni particules fines, les trois principaux poisons de la fumée du tabac. Ici, ce sont les précisions sur les dispositifs utilisés et leurs usages qui ne sont apportés qu’à la toute fin de l’article, informations pourtant essentielles pour comprendre les résultats quand on les découvre.

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