Avez-vous un problème avec l'alcool ?

Les effets de l'alcool sur l'organisme sont comparables à ceux d'une drogue dure… et pourtant il est en vente libre.

Alors de temps en temps, il faut bien poser les questions qui fâchent…

Où en êtes-vous avec votre consommation d'alcool ?

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Dépendance à l'alcool : pas seulement une question de quantité

"C'est vrai queje bois souvent, mais jamais en grande quantité", répondent certains. C'est peut-être vrai. Mais la quantité d'alcool bue n'est pas le seul critère pour repérer un alcoolisme, comme l'explique le Dr Catherine Hanak (1), spécialiste de l'alcoolodépendance au CHU Brugmann.

"Le problème, c'est l'utilisation systématique de l'alcool pour influencer notre humeur.

Boire à chaque fois que l'on est triste, stressé(e) ou anxieux(se) par exemple. Même si les quantités bues restent faibles, lors d’un événement difficile, comme un deuil, le risque de basculer dans une consommation vraiment excessive est plus grand."

La dépendance à l'alcool et l'habitude

D'autres affirment plutôt : "J'abuse de temps en temps, mais seulement certains week-ends. Ce n'est pas une habitude…" Et là encore, c'est peut-être vrai.

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Mais une consommation excessive régulière d'alcool, explique le Dr Catherine Hanak, entraîne "la disparition d'un frein à laconsommation d'alcool".

Considérer qu'il est normal de boire beaucoup d'alcool, c'est se lancer sur une pente glissante…

Par ailleurs, il faut aussi penser à l'impact del'alcool sur notre santé physique. Même si l'on n'est pas alcoolique, boire à l'excès est mauvais pour le cœur, le foie, le cerveau, etc. Sans parler des conduites dangereuses favorisées par l'ivresse, comme l'alcool au volant ou les relations sexuelles à risque.

 
Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le Lundi 07 Janvier 2013 : 00h00
Mis à jour le Mercredi 09 Janvier 2013 : 08h23
Source : Dr Catherine Hanak, Chef de clinique adjoint du service de psychiatrie au CHU Brugmann à Bruxelles.