Un arrêté autorise le test rapide d'orientation diagnostique

La ministre de la santé, Roselyne Bachelot-Narquin, a signé un arrêté fixant les nouvelles modalités de diagnostic biologique de l'infection à virus de l'immunodéficience humaine (VIH 1 et 2) et introduisant le test rapide d'orientation diagnostique dans les situations d'urgence.
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Sida : test d'urgence de dépistage

Un arrêté, publié le 9 juin dernier, ouvre la voie à une nouvelle méthode de diagnostic de l'infection par le VIH 1 et 2 et permet le recours à un test d'urgence de dépistage, conformément aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Le texte s'inscrit dans le cadre du prochain plan VIH/IST (infections sexuellement transmissibles), dont le lancement est prévu pour cet été. Le diagnostic biologique de l'infection sera désormais simplifié par l'utilisation, dans les laboratoires de biologie médicale publics ou privés, d'un seul réactif au lieu de deux. Selon le communiqué du ministère de la santé, "ce test unique devra être un test de quatrième génération, qui détecte de façon combinée les anti-corps anti-VIH 1 et 2". Dans les situations d'urgence, un test rapide d'orientation diagnostique (TROD) permettra d'effectuer un dépistage, en 30 minutes seulement, par prélèvement d'une goutte de sang au bout du doigt.

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Le TROD sera pratiqué uniquement dans certaines circonstances : en cas d'accident d'exposition au sang, d'exposition sexuelle récente (afin de proposer éventuellement un traitement post-exposition), au cours d'un accouchement et en cas d'urgence diagnostique devant des symptômes évoquant un syndrome d'immunodéficience acquis (sida).

Le résultat du test sera annoncé au patient au cours d'une consultation médicale individuelle et sera systématiquement validé par un diagnostic biologique classique. Les tests pourront être réalisés par "les médecins exerçant en cabinet et, dans les établissements de santé ou les services de santé, par les médecins, les biologistes médicaux ou les sages-femmes, ainsi que par les infirmiers et les techniciens de laboratoire, sous la responsabilité d'un médecin ou d'un biologiste médical". Les modalités d'élargissement de ces tests sont actuellement en cours d'étude. Le groupe de travail, constitué pour l'occasion, évalue notamment la possibilité d'utilisation des TROD en dehors des situations d'urgence, en milieu médicalisé et associatif.

Publié par Hopital.fr le Vendredi 25 Juin 2010 : 02h00