Allergie à la cacahuète : quelle galère !

Souvent cachée dans les produits alimentaires, la cacahuète peut déclencher des réactions allergiques plus ou moins sévères. L'éviction est souvent difficile, car cet aliment est très largement répandu. Quant au diagnostic d'allergie, il comprend des tests permettant de déceler d'éventuelles allergies croisées.
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Deuxième cause d'allergie alimentaire avant l'âge de 3 ans et première cause au-delà, l'allergie à la cacahuète est fréquente. Chez certaines personnes, la rencontre avec cet aliment déclenche très rapidement l'apparition de symptômes. Ce phénomène peut s'observer aussi bien après l'ingestion d'une cacahuète, que d'un produit alimentaire en contenant (gâteaux apéritifs, cacahuètes soufflées, etc.) ou encore après un contact cutané ou par inhalation. Chez les moins de trois ans, l'allergie se manifeste principalement par des poussées d'eczéma. Chez l'enfant plus âgé ou chez l'adulte, on observe plus fréquemment de l'urticaire, un oedème, un choc anaphylactique, une crise d'asthme ou des troubles digestifs.

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Quel diagnostic ?

Des tests cutanés allergologiques sont réalisés avec l'arachide, mais aussi avec les aliments pouvant entraîner des allergies croisées : fèves, lentilles, lupin, haricot blanc, noix, noisettes, noix du Brésil, de cajou, de pécan, pignon, pistache, pois, pois chiche, soja. Certains sont réalisables dès les premiers mois de la vie. Ils sont toujours effectués à distances d'un épisode allergique. On recourt parfois à des tests de provocation par voie orale, en service hospitalier spécialisé. Ce test permet d'évaluer le seuil réactogène et parfois de préciser le type de manifestation.

Où se cache l'arachide ?

On trouve de l'arachide dans certaines céréales du petit-déjeuner, certains gâteaux apéritifs, pains, cookies, yaourts, fromages, charcuteries, viandes hachées, soupes, soupes orientales, glaces, frangipane, hamburgers, substituts de viande.

Publié le 28 Novembre 2005 | Mis à jour le 12 Mai 2011
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : Le Quotidien du médecin, 18 novembre 2005.