Alcool : une femme sur sept a une consommation à risque

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L'abus d'alcool ne concerne pas que les jeunes. D'après une large étude, les travailleurs aussi sont concernés par ce problème. Et les femmes sont loin d'être épargnées.

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Le binge-drinking n'est pas l'apanage des adolescents. De nombreux actifs et de nombreuses actives ont également un problème avec l'alcool. C'est ce que révèle Europe 1,  qui dévoile les résultats d'une large enquête française. Elle s'appuie sur le suivi de 200 000 personnes.

Ces travaux ont été récemment présentés lors du colloque de la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), et ils ont de quoi alarmer.

Les cols blancs sont plus touchés

Parmi la population masculine de moins de 35 ans, plus d'un homme sur trois confesse une consommation "à risque" d'alcool – soit un abus ponctuel soit un usage chronique. Les femmes sont 15 % à faire le même aveu. "A titre de comparaison, une maladie comme le diabète, jugée comme la "maladie du siècle", ne touche que 5 % de la population", souligne Europe 1.

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Au sein de la gent féminine, le profil des grosses consommatrices a de quoi surprendre. Loin des idées reçues, ce sont les cadres supérieures – qui doivent jongler entre vie familiale et vie professionnelles – qui s'imbibent le plus d'alcool. Les secteurs du commerce et des services à la personne sont les plus touchés.

Ces résultats sont édifiants car ils rompent radicalement avec le cliché qui voudrait que les ouvriers soient les plus gros amateurs d'alcool. Les cols blancs sont loin d'être épargnés, et mènent même la danse. Et les femmes seraient plus vulnérables aux effets de ces boissons.

Cancers, maladies cardiaques…

Ces chiffres sont également inquiétants, car une consommation excessive d'alcool a des effets lourds sur la santé de ceux qui s'y adonnent. Chaque année, 49 000 décès sont attribués à cette substance toxique.

L'impact d'une alcoolisation excessive est large. L'ivresse favorise les malaises ou les comas éthyliques, mais également les accidents de la circulation, les montées de violence ou encore des rapports sexuels à risque.

Absorbé de manière chronique, l'alcool est responsable de plusieurs cancers (ORL, œsophage, foie, côlon-rectum), de maladies du foie et du pancréas, de pathologies cardiovasculaires, mais aussi de maladies neurologiques ou psychiques.

La substance est donc clairement nocive. Et pourtant, plus de 46 millions de Françaises et de Français ont déjà bu un verre d'alcool. Parmi eux, 8.7 millions s'enivrent sur une base régulière. Chez les adolescents, cela correspond à minimum 10 fois par mois; chez les adultes, cela se traduit par trois épisodes par semaine.

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