5 boissons à éviter pour ne pas avoir un gros ventre

Publié le 06 Décembre 2017 à 15h41 par Rédaction E-sante.fr
Avoir un gros ventre complexe. Plus que ça, ce tour de taille élevé doit être un signe d'alerte de plusieurs complications santé à éviter. Au quotidien, voici cinq boissons à oublier pour vous mettre à l'abri.
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Les Français ont de la bedaine, c'est un fait. En moyenne, le tour de taille des hommes dépasse les 92 cm, ce qui correspond à un surpoids. La graisse abdominale est un facteur de risque contre lequel il vaut mieux lutter.

Avoir un gros ventre favorise les maladies cardiovasculaires, mais aussi le syndrome métabolique. Cet ensemble de symptômes (graisse abdominale, hypertension artérielle, hypertriglycéridémie) peut mener à un diabète ou un excès de cholestérol. Et les boissons participent largement à l'élargissement du tour de taille.

Le café, avec modération !

Ce breuvage noir et amer est apprécié de nombreux Français. Il est aussi plébiscité par le milieu médical pour ses bienfaits sur le cerveau, le coeur, le diabète... Mais le café n'est pas la boisson miracle pour autant! Au-delà de quatre tasses par jour, c'est même le contraire.

"La consommation de café en quantité importante est un facteur d'insulino-résistance", souligne le Dr Pierre Nys, endocrinologue-nutritionniste à Paris. Ce spécialiste recommande de ne pas absorber plus de trois tasses par jour en cas de syndrome métabolique. Un conseil d'autant plus avisé que le sucre qui accompagne souvent l'espresso favorise lui aussi le développement d'un diabète.

Sans compter que le café est aussi connu pour son acidité. Bu avec trop d'enthousiasme, il peut s'avérer plus néfaste que bénéfique sur l'estomac, provoquant des ballonnements inconfortables.

Le diabète expliqué en vidéo

L'alcool, champion des calories

Surveiller sa ligne, c'est aussi limiter sa consommation d'alcool. Peu de boissons sont aussi caloriques que celles contenant de l'éthanol. C'est particulièrement le cas du vin. A lui seul, ce nectar apporte 7 calories pour chaque gramme absorbé. Et les risques ne s'arrêtent pas là.

"Les calories apportées par l'alcool doivent être métabolisées par le foie, où elles sont transformées en triglycérides qui se stockent dans les adipocytes, cellules de stockage de la graisse, explique le Dr Pierre Nys. Une personne ayant un syndrome métabolique stocke facilement, elle doit donc éviter les boissons alcoolisées qui donnent lieu à une accumulation de graisses", ajoute-t-il. Son conseil en cas de syndrome métabolique : un verre de vin de temps en temps pour le côté festif.

La bière est elle aussi à fuir avec ténacité... surtout quand elle est sans alcool. "Elle contient du maltose en importantes quantités. Ce sucre est dangereux sur le plan métabolique car il entraîne une sécrétion d'insuline importante", avertit le Dr Pierre Nys. De quoi déséquilibrer une personne souffrant déjà de syndrome métabolique. Le spécialiste conseille donc de s'offrir une bière de manière occasionnelle plutôt qu'une cousine sans alcool.

Les jus de fruits : de faux amis

Les emballages des jus de fruits vendus dans le commerce promettent monts et merveilles. Afflux de vitamines et d'anti-oxydants... mais ces produits apportent surtout une quantité impressinnante de sucre.

"Ils sont très riches en sucres et du fait de leur mode de préparation ont des index glycémiques élevés", confirme le Dr Pierre Nys. La même consigne s'applique aux smoothies. "Ceux du commerce peuvent contenir des sucres ajoutés, même ceux comportant la mention sans sucre ajouté." Et pour cause : cette allégation ne prend en compte que le saccharose.

Eliminer tous les sodas même light

Les sodas sont LA boisson à éliminer de son alimentation. Sans intérêt sur le plan nutritionnel, ils représentent un vrai risque pour la santé s'ils sont consommés régulièrement. Cette habitude favorise la prise de poids - surtout sous forme de graisse abdominale - et fait exploser le risque de syndrome métabolique.

A raison d'un soda par jour, le risque augmente de 50%. Rien d'étonnant à cela : les sodas ont un index glycémique très élevé (125 pour le coca !) et sont riches en fructose. Cet édulcorant naturel peut induire un excès d'acide urique dans le sang.

Et les versions "light" de ces sodas ne valent pas mieux. Plusieurs études ont associé les boissons sans sucre à un surplus de graisse abdominale mais aussi à un risque de diabète et de syndrome métabolique. "Les édulcorants artificiels entraînent une sécrétion d'insuline via les capteurs cérébraux", explique le Dr Pierre Nys. Ils sont donc à bannir, surtout en cas d'antécédents personnels ou familiaux.

Les boissons énergisantes... et sucrées

Les boissons énergisantes contiennent beaucoup de sucre, cela ne fait pas débat. A elle seule, une canette de RedBull en contient 27.5 grammes. Soit l'équivalent de 5.5 morceaux de sucre. A peine moins que le coca, qui figure parmi les boissons les plus sucrées.

"Un apport sucré important déclenche une sécrétion d'insuline, explique Pierre Nys. Oui pour une boisson énergisante après une séance de sport intense pour se recharger en glucose, non dans tous les autres cas."

D'autant que ces breuvages font l'objet d'une controverse. Les autorités françaises elles-mêmes ont reconnu un possible risque cardiaque chez certaines personnes à risque. Un argument supplémentaire pour les éviter.

Vidéo : Le diabète expliqué en vidéo

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Source : Programme Sucre détox, Dr Pierre Nys, Editions Leducs.S, 2015.
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