Torcy : un bébé de 8 mois victime d’un AVC

Publié par Manon Anger, journaliste santé le Jeudi 17 Mai 2018 : 12h38

A seulement huit mois, un bébé a été victime d'un accident vasculaire cérébral. A l'occasion de la journée européenne de l'AVC, sa mère avertit sur cet accident qui affecte 1 000 enfants par an.

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Il n'y a pas d'âge pour faire un AVC. Un accident vasculaire cérébral peut toucher aussi bien un adulte qu'un enfant... mais cela on le dit rarement. Marylin Soliveau, la maman du petit Swann, veut que les gens soient mieux informés à ce sujet.

Le 20 décembre 2017 à Torcy (Seine-et-Marne), le petit garçon de Marylin est victime d'un AVC à seulement huit mois. "Swann avait une grosse bronchiolite asthmatique. Cinq virus dans son sang ont fragilisé un petit vaisseau qui a saigné. Lui toujours si souriant ne faisait que pleurer mais les urgentistes m'ont dit que c'était normal", témoigne la jeune maman auprès de nos confrères du Parisien.

C'est après une séance de kiné respiratoire qu'elle constate que le bras et la main de son petit garçon ne bougent plus. "Il avait un sourire asymétrique. J'ai envoyé une vidéo à mon mari et il m'a dit de retourner à l'hôpital", continue-t-elle. Immédiatement, le bébé est pris en charge à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) vu ses symptômes.

De lourdes conséquences pour l'enfant

Presque cinq mois plus tard, le bambin souffre de ce qu'on appelle une hémiparésie droite avec une perte de sensibilité. Concrètement, ses muscles sont trop faibles mais restent capables de bouger. De plus, il ne sent pas si on le touche sur le côté droit. "Il a mis du temps à acquérir la position assise. Fin juin, il passera un test auditif et oculaire", indique Marylin.

"La rééducation doit se faire de manière intensive. Dans le département, il y avait plus d'un an d'attente pour voir le médecin !", ajoute la jeune mère. C'est pour cette raison que le petit Swann est suivi dans un centre national de référence des AVC de l'enfant à Saint-Maurice (Val-de-Marne), trois fois par semaine.

L'accident de son fils a fait prendre conscience à Marylin que beaucoup d'enfants sont victimes d'un AVC mais que personne n'en parle. "Jamais, je n'aurais pu imaginer qu'un enfant puisse avoir un accident vasculaire cérébral. On compte 1 000 cas par an en France", indique la maman.

A l'occasion de la journée européenne de l'AVC, le Grand hôpital de l'Est francilien organise une campagne d'information. Marylin souhaite ainsi sensibiliser le public aux risques d'AVC pédiatriques. Une pétition est en ligne actuellement pour réclamer une campagne de prévention plus spécifique au ministère de la santé. Pour le moment elle a recueilli 1 486 signatures.

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Il est urgent d'agir vite

Un accident vasculaire cérébral survient lorsque la circulation sanguine vers ou dans le cerveau est interrompu soit par un vaisseau sanguin bouché soit par l'éclatement d'un vaisseau sanguin.

Cette interruption de la circulation prive des cellules du cerveau d'oxygène et de nutriments essentiels à leur fonctionnement. Certes sont endommagées et d'autres meurent, avec des conséquences dramatiques : lésions, séquelles, handicaps...

Mais les conséquences d'un AVC dépendent pour une large part de la précocité de l'intervention. Autrement dit, plus on agit tôt pour rétablir l'irrigation cérébrale, moins les lésions seront conséquentes.

Il existe par ailleurs des signes pouvant alerter :

  • Faiblesse ou paralysie soudaine d'un membre ou d'un seul côté de l'organisme ;
  • Diminution brutale ou perte de la vue notamment d'un seul oeil ;
  • Confusion, troubles du langage et de la compréhension ;
  • Perte d'équilibre et de coordination avec chutes ;
  • Maux de tête sévères soudains sans cause évidente ;
  • Anomalies ou perte de la sensibilité au niveau d'un bras, d'une jambe ou d'un seul côté de l'organisme.

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