• rating
    • rating
    • rating
    • rating
    • rating
    0 avis
  • Consultations (2673)
  • Commentaires (0)

" On peut secouer un biberon, pas un bébé ! "

" On peut secouer un biberon, pas un bébé ! "
Ce slogan, choisi pour la première campagne de sensibilisation sur les dangers de secouer des bébés, ne s'adresse pas à une population particulière (alcooliques, maltraitants), mais à tous les nouveaux parents en général… En effet, nous pouvons tous être excédés, mais il ne faut jamais secouer un bébé, au risque de le tuer.

Tous les nouveaux parents peuvent être excédés à un moment ou à un autre par les cris et les pleurs de leur bébé. C'est compréhensible et normal d'être à bout après une journée de travail, deux heures dans les bouchons ou en raison de problèmes divers. En revanche, il ne faut jamais se laisser aller à secouer un bébé qui n'arrête pas de pleurer. Une secousse brutale peut laisser de lourdes séquelles neurologiques et neuropsychiques, voire même tuer un nouveau-né.Les plus jeunes sont les plus fragiles, avec un risque de séquelles qui frôle les 100% en-dessous de 3 mois. En effet, les nourrissons présentent un espace élargi entre le cerveau et la boîte crânienne. Ainsi toutes secousses fortes, brutales et de va-et-vient de la tête d'un bébé amplifient les mouvements de son cerveau et peuvent provoquer des déchirures irrémédiables et des hématomes sous-duraux. Les accidents surviennent en général chez des enfants de 3 à 14 mois, avec une moyenne à 5 mois.Pour les médecins, le diagnostic est souvent difficile car les symptômes peuvent être discrets et trompeurs : vomissements, enfants geignants, refus du biberon, somnolence, malaise, tension des fontanelles, crises convulsives, troubles respiratoires… Au moindre doute, on pratique un scanner cérébral, un fond d'oeil et des radios du squelette.

Qui sont les parents secoueurs ?

Des gens comme tout le monde avec leur fatigue et leurs problèmes. Une population plus à risque a cependant été identifiée. Dans plus de 50% des cas, il s'agit de parents dont c'est le premier enfant, inexpérimentés, âgés d'environ 30 ans et ayant un niveau d'études secondaires, voire supérieures.En général, les parents sont des couples stables (61%) et les mères ont souvent une activité professionnelle stable (81%). Dans 50% des cas, le bébé n'est pas confié à la collectivité, mais à une assistante maternelle.

Page précédente

Article publié par le 03/11/2005 - 01:00

Sources : Communiqué du Centre ressources francilien du traumatisme crânien (Crftc), octobre 2005.

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 
Commentez cet article 
Prévisualisation

*Saisie obligatoire pour envoyer

Informatique et libertés

Pub

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté

VOTRE COMMUNAUTÉ Santé bébé

Participez aux discussions les plus actives