Les médicaments à proscrire au volant : un avertissement à prendre très au sérieux

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 22 Mars 2017 : 16h07
Mis à jour le Mercredi 22 Mars 2017 : 16h09

Avec la Sécurité routière et la Direction générale de la santé, l'ordre national des pharmaciens débute une grande campagne d'information pour alerter sur la dangerosité au volant de certains médicaments : «3,4 % des accidents mortels de la route sont attribués à une prise de médicaments ».

Certains médicaments contre-indiquent la conduite : suivez le logo triangulaire !

Les Français sont invités à mieux considérer l’affichage des boites de leurs médicaments. En effet, la couleur d’un pictogramme triangulaire apposé sur tous les médicaments indique le degré de dangerosité avec la conduite (de jaune à rouge). Et les médicaments peu ou incompatibles sont nombreux ! Outre les anxiolytiques et les somnifères, qui devraient logiquement attirer davantage l’attention (pourtant ils sont en cause dans la moitié des accidents mortels de la route et consommés par quelque 11 millions de Français), de nombreuses autres spécialités pharmaceutiques altèrent la vigilance sans que les patients ne s’en inquiètent au fil de leurs activités et particulièrement en cas de traitement au long court.

Afin de garantir sa sécurité et celle des autres, il est impératif de consulter la boite de ses médicaments à la recherche de cette information et d’en tenir compte. Selon certaines activités régulières ou ponctuelles, il est nécessaire d’en parler à son pharmacien et à son médecin afin d’adapter le traitement. Il est parfois possible de proposer un autre médicament n’ayant pas les mêmes effets indésirables, ou de modifier la posologie (dosage, fréquence).

La liste des médicaments incompatibles avec la conduite s’est encore allongée

De son côté, l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) a procédé à une mise à jour de la liste des spécialités pouvant altérer la vigilance. Au total, 13 anxiolytiques ont été ajoutés à la liste de niveau 3, indiquant que la conduite est à proscrire. Attention, conduire n’est pas la seule activité incompatible avec la prise de ces médicaments : faire du vélo, exercer certains métiers (bouchers, jardiniers, ouvriers…) ou utiliser des machines présente aussi des risques. Enfin, les effets peuvent considérablement varier d’une personne à une autre.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 22 Mars 2017 : 16h07
Mis à jour le Mercredi 22 Mars 2017 : 16h09
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