J'ai des palpitations : c'est grave, docteur ?

J'ai des palpitations : c'est grave, docteur ?Nous sommes nombreux à avoir ressenti des palpitations. La plupart du temps, elles sont vraiment bénignes. Mais dans certains cas, il vaut mieux consulter rapidement. Comment savoir ?

Les palpitations sont bénignes le plus souvent


D'habitude, notre coeur bat sans que l'on s'en rende compte. Il fait son travail et nous laisse vaquer à nos occupations. Mais de temps en temps, on peut ressentir une impression de coup dans la poitrine, avec un battement cardiaque plus fort (ou extrasystole), ou à l'inverse une pause, quand un battement est " sauté ". On peut aussi sentir son coeur battre plus vite.

Cela arrive souvent quand nous avons fait un effort important ou encore lors d'une émotion trop forte. D'une manière générale, le stress, le café et l'excès de tabac ou d'alcool favorisent aussi les palpitations. Quand celles-ci sont occasionnelles et ne s'accompagnent pas d'autres symptômes, elles sont bénignes dans la plupart des cas.

Les signes devant nous pousser à consulter en cas de palpitations


Cependant quand les palpitations deviennent trop fréquentes, quand nous ressentons des séries d'extrasystoles, quand le coeur reste à un rythme élevé ou quand son rythme devient irrégulier, il vaut mieux contacter immédiatement son médecin traitant ou son cardiologue et consulter rapidement.

Il pourra déterminer quel est le trouble du rythme en cause grâce à un électrocardiogramme, ou en vous proposant d'enregistrer votre rythme cardiaque sur toute une journée avec un holter. Des extrasystoles isolées peuvent alors être retrouvées (supraventriculaires ou ventriculaires), ainsi qu'une fibrillation auriculaire, quand les oreillettes s'emballent et deviennent inefficaces. D'autres troubles du rythme peuvent aussi être diagnostiqués.

Il pourra aussi rechercher les facteurs de risque pouvant favoriser votre trouble du rythme comme :
- les troubles de la thyroïde,
- l'hypertension artérielle,
- l'obésité,
- le diabète,
- le tabac,
- les apnées du sommeil,
- certains médicaments,
- ou une maladie cardiaque sous-jacente.

Article publié par Dr Philippe Presles le 19/04/2010
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Institut Moncey

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