La graisse sur les hanches est bonne pour la santé

Publié par Pieter Segaert, journaliste santé le Vendredi 12 Mars 2010 : 01h00
Mis à jour le Mercredi 20 Janvier 2016 : 14h41
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Etre un peu enveloppée au niveau des hanches, des fesses et des cuisses n'est pas mauvais pour la santé. Au contraire, la graisse localisée dans ces zones aide à lutter contre les maladies cardiaques et les affections métaboliques comme le diabète.

Graisse abdominale contre graisse sur les hanches

A première vue, ce constat a de quoi surprendre. Les médecins ne nous répètent-ils pas à longueur d'années que le surpoids et l'obésité peuvent occasionner des problèmes de santé comme le diabète de type 2 ?

C'est vrai, mais cela dépend de l'endroit du corps où la graisse s'est accumulée. Les scientifiques savent depuis longtemps que la graisse abdominale est plus dangereuse pour la santé que la graisse sur les hanches. C'est-à-dire, qu'une forme de poire est plus saine qu'une forme de pomme.

Mais, des chercheurs britanniques de l'Oxford Centre for Diabetes, Endocrinology, and Metabolism (OCDEM) ont découvert que si la graisse sur les hanches n'est pas extrêmement bonne pour la santé, elle l'est en tout cas plus que la graisse abdominale, puisqu'elle contribue quand même de façon positive à la santé de la personne.

Moins de risques de diabète et de maladies cardiaques

Comment cette graisse sur les hanches peut-elle être bénéfique pour la santé ? Notre corps stocke de l'énergie sous forme d'acides gras. Il utilise ces réserves après un effort physique intense ou lorsqu'il a faim. Toutefois, comparée à la graisse sur les hanches, la graisse abdominale stocke et libère bien plus activement les acides gras.

En d'autres termes, plus la graisse abdominale est abondante, plus il y a d'acides gras qui circulent dans le corps. Et, par conséquent, plus grand est le risque d'atteinte des organes et des muscles, et donc de diabète et de maladies cardiaques.

L'étude britannique a démontré que la graisse sur les hanches réduit ces risques. En effet, elle retient plus longtemps les acides gras nocifs que la graisse abdominale, ce qui libère aussi moins de cytokines, responsables d'inflammations dans le corps. Ces dernières étant associées aux maladies cardiovasculaires et au diabète. Enfin, la graisse sur les hanches libérerait aussi davantage d'adiponectine. De faibles concentrations de cette hormone entraînent déjà un risque accru d'obstruction des artères, de résistance à l'insuline, de diabète et de maladies cardiovasculaires.

Publié par Pieter Segaert, journaliste santé le Vendredi 12 Mars 2010 : 01h00
Mis à jour le Mercredi 20 Janvier 2016 : 14h41
Source : Manolopoulos Konstantinos, Karpe Fredrik & Frayn Keith. Gluteofemoral body fat as a determinant of metabolic health. International Journal of Obesity, 12 Jan 2010.
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