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La folie au Moyen-Age

La folie au Moyen-Age
Au Moyen-Âge, on hésitait entre responsabilité du patient, ou de son entourage, ou irresponsabilité, et entre traitement par l'isolement et l'enfermement, ou prise en charge dans la communauté.

Deux problématiques qui demeurent de la plus grande actualité. (Les intertitres sont de la rédaction) " De tous les maux décrits par les auteurs du Moyen-Âge, c'est [la folie] le plus complexe. (...) les médecins en distinguaient autre sortes : le délire, la manie, la mélancolie et la léthargie (..) l'influence de la lune frappait les lunatiques (...)

A partir du XIIe siècle, on tend à assimiler folie et perversion morale, les infidèles, les athées et les juifs étant considérés comme des fous en puissance (...) Saint Thomas d'Aquin (1225-1274) renvoie à la physiologie de Galien pour expliquer le cheminement des désordres et déraisons qu'entraînent les péchés de passion tels que la colère. La folie s'enracine dans les fausses croyances et les mœurs dissolues. Les fous eux-mêmes en portent donc pour une bonne part la responsabilité.


Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Nutton V. " La médecine au Moyen Âge en Europe occidentale (1000-1500) " In Conrad L. I. et coll. " Histoire de la lutte contre la maladie " ISPC éd. Paris 1999 : 195-198.

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