Le fabuleux potentiel des cellules souches et des biothérapies

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 09 Juillet 2007 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 20 Décembre 2013 : 08h38
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On parle beaucoup du potentiel extraordinaire des cellules souches, un peu moins des biothérapies. Sous ces dénominations qui peuvent laisser perplexe les non initiés, se cachent des thérapeutiques de pointe qui permettent aujourd'hui des guérisons parfois spectaculaires, sinon des améliorations considérables de la qualité de vie des malades. Quelques exemples à l'appui.

Biothérapie et polyarthrite rhumatoïde

On appelle biothérapies des traitements utilisant des molécules qui agissent de manière ciblée sur certains éléments du système immunitaire.

Dans le domaine de la polyarthrite rhumatoïde par exemple, les biothérapies ont donné des résultats spectaculaires.

En cas de polyarthrite rhumatoïde, on observe une élévation importante du TNF alpha au niveau des articulations atteintes par la maladie. Or les anti-TNF alpha bloquent précisément le TNF alpha en excès, ce qui permet à l'organisme de reprendre le contrôle des phénomènes inflammatoires et de stopper les dommages articulaires. Ce traitement est actuellement réservé aux personnes résistantes aux traitements classiques.

Les anti-TNF alpha (Rémicade®, Humira®, nbrel®…) sont tellement performants qu'ils permettent aux polyarthritiques de reprendre une vie privée, familiale et professionnelle presque normale.

Biothérapie et cancer du sein métastasé

Autre exemple avec le cancer du sein : l'efficacité du lapatinib

Cet inhibiteur de la tyrosine kinase qui empêche les cellules de croître et de se diviser. Le lapatinib (Tyverb®) est destiné à un sous-groupe bien précis de cancer du sein (surexpression du gène HER2), en cas de métastases et lorsque les traitements plus "classiques" ont échoué.

Les effets de ce traitement de la dernière chance en quelque sorte, présentés lors d’un congrès de l'American Society of Clinical Oncology (Asco), ont été observés au niveau des métastases ayant migré jusqu'au cerveau. Leur stabilisation a été obtenue chez plus de 42% des femmes traitées et leur volume a diminué, parfois jusqu'à 50%.

Biothérapies : vers une combinaison des molécules entre elles

À noter cependant qu’il existe des effets secondaires liés à ces traitements (qui sont pris en charge en parallèle avec des thérapies spécifiques) et qu’il existe un risque que la tumeur récidive. C’est ainsi que l’avenir actuel des biothérapies est dans une combinaison des molécules entre elles. Aujourd’hui, dans le domaine du cancer du sein HER2, le lapatinib est souvent associé au capécitabine ou au létrozole.

Le trastuzumab (Herceptin®)

Le trastuzumab (Herceptin®) fait aussi partie de l’arsenal des molécules de biothérapie. Celui-ci se fixe sur les protéines HER2 situées à la surface des cellules du sein. On peut ainsi interrompre la croissance du cancer chez les femmes atteintes d’un cancer du sein HER2 positif.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 09 Juillet 2007 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 20 Décembre 2013 : 08h38
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