Dijon : une méningite foudroyante tue un jeune homme

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 03 Janvier 2018 : 10h39

Un homme de 23 ans est mort d'une méningite à méningocoques au CHU de Dijon. Un traitement antibiotique préventif a été prescrit à ses proches. 

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L'évolution a été foudroyante. Seulement quelques heures après avoir été hospitalisé, un jeune homme est mort d'une méningite à méningocoques. Le décès, survenu au CHU de Dijon (Côte-d'Or), a été confirmé par l'Agence régionale de santé (ARS) de la région Bourgogne-Franche-Comté.

La victime était âgée de seulement 23 ans et résidait à Chenôve. Si l'ARS ne précise pas le sérotype du méningocoque prélevé chez ce patient, elle a placé ses proches sous traitement antibiotique préventif. Une enquête plus approfondie permettra de déterminer si une campagne de vaccination est nécessaire.

De la fièvre et des raideurs de la nuque

Le méningocoque est, en effet, une bactérie fragile qui ne survit pas dans l'environnement. Pour se propager, elle utilise les gouttelettes de salive émises lors d'un éternuement par exemple. La contamination s'effectue donc surtout chez des personnes physiquement proches du patient.

"Après une infection locale, respiratoire ou ORL, les bactéries peuvent se retrouver dans le sang et éventuellement franchir la barrière hémato-méningée pour infecter le liquide céphalo-rachidien, ce qui entraîne un œdème et une inflammation méningée", explique l'Institut Pasteur sur son site.

Les principaux symptômes de l'infection sont une forte fièvre accompagnée de maux de tête, raideurs de la nuque, vomissements, ainsi qu'une sensibilité élevée à la lumière. Dans les cas les plus graves, des taches rouges apparaissent sous la peau, imposant une hospitalisation d'urgence.

1 patient sur 10 décède

Cette victime élève à 13 le nombre de méningites à méningocoques repérées par l'ARS Bourgogne-Franche-Comté en 2017. L'autorité sanitaire dispose d'un protocole bien rôdé. Fin 2016 déjà, trois cas se sont déclarés sur le campus de Dijon. Un diagnostic qui avait abouti à la vaccination de 14 000 personnes fréquentant la zone.

Les infections invasives à méningocoques ne sont pas rares dans le monde. Elles touchent environ 500 000 personnes par an. Mais dans des pays comme la France, elles se font moins fréquentes. D'après l'Institut Pasteur, 1 à 3 cas sont recensés pour 100 000 personnes et une recrudescence saisonnière s'observe.

Un traitement antibiotique durant quatre à sept jours permet le plus souvent de se débarrasser de la bactérie. Mais l'apparition de souches résistantes menace. Ainsi, la mortalité associée aux infections à méningocoques s'élève à 10 %.

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