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Castration chimique des pédophiles

Castration chimique des pédophiles
Pour la première fois en France, d'anciens pédophiles vont expérimenter des médicaments destinés à lutter contre la récidive. Pratiqué de longue date dans de nombreux pays, mais resté tabou dans l'Hexagone, la décision d'employer ce traitement chimique est une réponse à la croissance du nombre de délinquants sexuels (22% des condamnés), dont les victimes sont des mineurs dans un tiers des cas…

Les scandales sexuels se succèdent et se répètent à un rythme de plus en plus alarmant. Cette progression semble liée à la levée du tabou et à la libération de la parole des victimes. Et quelle qu'en soit la cause (ou les causes), la médiatisation de ces faits crée le sentiment d'une explosion des délits sexuels. « Dans les prisons, 22% des condamnés le sont pour des infractions sexuelles, dont les trois quarts pour des viols sur mineurs. En 1980, ils étaient 1.100, soit 5% de la population carcérale. En 2004, leur nombre atteint 8.200. Quant aux récidives, les chiffres sont beaucoup moins précis, mais on sait qu'elles sont importantes…

C'est ainsi que la décision a été prise : le traitement médicamenteux permettant la castration chimique va être expérimenté sur 48 délinquants sexuels. Conformément à la loi Huriet qui interdit toute recherche sur les personnes incarcérées, les volontaires ne seront pas des détenus, mais des personnes libérées après avoir purgé une partie de leur peine, et assujetties à un suivi socio-judiciaire avec adjonction de soins. Les sujets étudiés seront des récidivistes dont le comportement d'agression sexuelle n'aura pas pu être traité efficacement par les approches psychothérapeutiques et pharmacologiques classiques. Ils devront également avoir reconnu leurs actes.

Article publié par le 24/11/2004
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : www.jim.fr

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