Carence en fer chez bébé, risque élevé après l'allaitement

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 26 Février 2007 : 01h00
Mis à jour le Vendredi 25 Mars 2016 : 10h34

Le risque de carence en fer chez le jeune enfant n'est pas nul dans nos pays développés. La période qui suit l'arrêt de l'allaitement est la plus sensible car bébé passe d'un lait renfermant du fer hautement absorbable à un autre contenant du fer nettement moins biodisponible. Mieux vaut donc choisir judicieusement le lait de suite et surveiller les signes de fatigue et d'anorexie.

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Bébé, fer et anémie

Dans l'organisme, le fer se trouve sous différentes formes. Globalement, il existe le fer héminique qui est présent dans l'hémoglobine, et la ferritine qui constitue le fer de réserve.

Si les carences en vitamines et minéraux sont aujourd'hui très rares dans les pays développés, la carence en fer fait partie des seules qui persistent malgré tout. Elle concerne essentiellement les jeunes enfants de moins de trois mois.

Les effets d'un manque de fer sont conséquents et se traduisent par une anémie, ce qui entraîne une insuffisance de production d'hémoglobine et d'oxygénation des tissus, qui finit par retentir sur les performances psychomotrices.

Carence en fer chez le jeune enfant : fatigue, anorexie et fragilité

Mais avant d'arriver à ce stade, il existe aussi des carences en fer que l'on peut qualifier de plus légères et qui n'aboutissent pas à une anémie marquée.

Seul le stock de ferritine est diminué. Cet état se traduit cette fois-ci par une diminution des capacités physiques des jeunes enfants, une grande fatigue et une anorexie. Le développement psychomoteur ralentit et les performances intellectuelles diminuent. Une telle carence en ferritine peut se traduire par des troubles du comportement : enfant craintif, irritable, sommeil agité. On soupçonne également la carence en fer d'intervenir dans l'hyperactivité. Les enfants qui n'ont pas un taux de fer suffisant sont fragilisés, ils sont plus vulnérables aux infections, notamment ORL et intestinale, ce qui retentit sur leur croissance...

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 26 Février 2007 : 01h00
Mis à jour le Vendredi 25 Mars 2016 : 10h34
Source : Société française de pédiatrie et Association française de pédiatrie ambulatoire, janvier 2007.
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