Besoins nutritionnels des sportifs

Publié par Paule Neyrat, Diététicienne le Lundi 25 Février 2002 : 01h00
Mis à jour le Vendredi 06 Septembre 2013 : 09h10
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Le sport modifie certains besoins nutritionnels mais pas systématiquement : tout dépend du type de sport que l'on pratique et surtout de sa fréquence, de son intensité et de la durée de l'exercice musculaire qui mobilisent plus ou moins d'énergie et de nutriments entraînés par la dépense énergétique.

Besoins énergétiques

Nombreux sont les différents facteurs qui modulent les dépenses d'énergie lors d'une activité sportive : intensité de l'effort, niveau du pratiquant (débutant ou sportif accompli), type de sport, poids du sportif, équipement et poids de celui-ci (celui des chaussures, par exemple), nature du terrain (courir sur un trottoir fait dépenser moins d'énergie que sur un champ boueux), port d'une charge ou non, etc.

Les marges des dépenses énergétiques sont très larges pour tous les sports.

  • Une partie de tennis fait dépenser de 150 à 400 calories ou plus par heure.
  • Un footballeur qui se promène sur le terrain élimine 100 calories (en 1 heure) tandis qu'un autre qui se donne à fond en dépense facilement 1000.
  • Un randonneur de 70 kg dépense 400 à 450 calories par heure et 10 à 20 % de plus s'il porte un sac de 10 kg.

C'est pourquoi toutes les échelles de dépenses énergétiques généralement données pour tel ou tel sport sont très aléatoires et peu fiables.

Pour pallier ces dépenses énergétiques, l'organisme du sportif puise dans ses réserves et les reconstitue. On mange spontanément plus dans les heures ou les jours qui suivent un entraînement ou une compétition.

Besoins en protéines

Les protéines sont des constituants essentiels des muscles. Une augmentation et une sollicitation vraiment importantes de la masse musculaire entraînent, c'est logique, celle des besoins en protéines. C'est le cas pour tous les sports d'endurance et de force. De 1 g par kg de poids et par jour (besoin normal), ce besoin est de 1,2 à 1,4 g pour les sportifs d'endurance et de 1,3 à 1,5 chez les sportifs de force. Ceci lorsque l'entraînement est quotidien.

Ces besoins sont facilement couverts par une alimentation équilibrée, en consommant éventuellement un petit peu plus de viande ou de poisson. Mais ces sportifs absorbent volontiers des compléments d'acides aminés. Une impressionnante panoplie de produits est disponible le marché, dans les pharmacies. S'ils sont inconsidérément absorbés, ils ne sont pas sans risques. En effet, l'élimination urinaire d'azote et de calcium est alors très augmentée, ce qui peut perturber le travail des reins. De plus, un excès de protéines peut provoquer des tendinites.

Il est donc recommandé à ces sportifs de ne pas dépasser 2,5 g de protéines par kg de poids et par jour, soit 175 g pour un sportif de 70 kg. Les deux-tiers doivent être apportés par l'alimentation, les suppléments ne doivent pas dépasser le tiers.

Pour ceux qui pratiquent un de ces sports pendant leurs loisirs, 2 ou 3 heures par semaine, les besoins en protéines ne sont pas modifiés. Pour ces sportifs d'endurance et de force, la prise quotidienne de potions magiques de protéines n'est absolument pas justifiée. Elle l'est encore moins pour les autres sportifs.

Guide: 

Publié par Paule Neyrat, Diététicienne le Lundi 25 Février 2002 : 01h00
Mis à jour le Vendredi 06 Septembre 2013 : 09h10
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