Accident vasculaire cérébral : 25% des AVC sont précédés d’une alerte

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 22 Avril 2016 : 11h47
Mis à jour le Vendredi 22 Avril 2016 : 11h47

Dans un quart des cas, l’accident vasculaire cérébral (AVC) est précédé de signaux d’alerte se manifestant sous la forme d’un accident ischémique transitoire (AIT). Une prise en charge précoce à ce stade réduit de 50% le risque de faire ensuite un véritable AVC.

© anna bizon,gpoint studio

Un quart des AVC sont précédés d’un accident ischémique transitoire

Chaque année, 150.000 Français sont victimes d’un accident vasculaire cérébral, 40.000 en décèdent et des milliers en conservent des séquelles définitives et invalidantes. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine par le Dr Amarenco et son équipe confirme que cet accident de survenue brutale est dans 25% des cas précédé d’un accident ischémique transitoire. Autrement dit, on peut dans un certain nombre de cas, repérer des symptômes prémonitoires. En effet, dans 12 à 20 % des cas un AIT est suivi d’un AVC dans les trois mois. La prise en charge de cet AIT dans les 24 heures permettrait de réduire d’au moins 50 % le risque de survenue d’un AVC ultérieur, soit quelques 15.000 à 25.000 AVC évités.

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Comment se manifeste un accident ischémique transitoire ?

Comme un accident vasculaire cérébral (AVC), sauf que les symptômes ne sont pas durables et qu’ils sont réversibles. Ils surviennent subitement, mais régressent ensuite en quelques secondes ou quelques minutes, rarement plus d’une heure. En pratique, une personne victime brutalement de troubles du langage (difficultés à trouver ses mots, à les prononcer), de perte d’équilibre, d’un sourire asymétrique, de difficultés à bouger un membre, etc., doit consulter rapidement, dans les 24 heures, car cette obstruction transitoire d’un vaisseau sanguin cérébral peut se reproduire de façon plus grave sous la forme d’un véritable AVC. Même lorsque les symptômes ont déjà régressé ou disparu, il faut consulter son médecin traitant ou un spécialiste.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 22 Avril 2016 : 11h47
Mis à jour le Vendredi 22 Avril 2016 : 11h47
Source : Amarenco P. et coll., One-Year Risk of Stroke after Transient Ischemic Attack or Minor Stroke, N Engl J Med 2016; 374:1533-1542April 21, 2016DOI: 10.1056/NEJMoa1412981, http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1412981?query=featured_home&.
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