Zazie se dit « dépressive » : ses confidences sur ses périodes de repli

Publié par Freya Yophy
le 23/10/2026
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À l’occasion de son album Volatil, Zazie évoque dans Télé 7 Jours des moments de solitude et d’abattement. Un témoignage personnel à accueillir sans poser de diagnostic à distance ni transformer son expérience en conseil médical.

Des périodes de repli avant la création

Dans cet entretien, Zazie décrit un état qu’elle retrouve au début de ses projets : rester chez elle, regarder des séries et ne pas souhaiter rencontrer d’autres personnes. Ces moments peuvent durer quelques jours ou davantage.

« Je suis dépressive à la Souchon », explique-t-elle, avant d’ajouter : « Je ne me soigne pas ». Elle raconte attendre que cette période s’atténue, jusqu’au retour d’un élan créatif. Pour Volatil, la chanson La Même Histoire a constitué ce déclic.

Ces confidences ne permettent toutefois pas de connaître son état de santé ni de conclure à un refus de toute aide professionnelle.

Mélancolie et dépression : une distinction importante

Se sentir triste, avoir besoin de solitude ou traverser une baisse de motivation ne signifie pas nécessairement souffrir d’une dépression. La durée, l’intensité et les conséquences sur la vie quotidienne sont déterminantes.

Un épisode dépressif caractérisé associe plusieurs symptômes présents presque chaque jour pendant au moins deux semaines. Parmi les manifestations possibles :

  • Une tristesse persistante ou un sentiment de vide ;
  • Une diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir ;
  • Une fatigue inhabituelle ;
  • Des troubles du sommeil ou de l’appétit ;
  • Des difficultés de concentration ou une forte dévalorisation de soi.

Le repli et l’isolement social peuvent accompagner ces difficultés, sans suffire à établir un diagnostic.

Selon le Baromètre de Santé publique France, 15,6 % des adultes de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé au cours de l’année 2024. Ce chiffre concerne une année, et non l’ensemble de la vie.

Consulter ne signifie pas forcément prendre des antidépresseurs

La prise en charge ne se résume pas à choisir entre attendre et prendre un médicament. Un médecin peut évaluer les symptômes, rechercher d’autres causes possibles et proposer un accompagnement adapté.

La Haute Autorité de santé recommande une approche tenant compte de la sévérité des troubles :

  • Pour une dépression légère, un soutien psychologique ou une psychothérapie constitue généralement la première approche ;
  • Pour une dépression modérée, un antidépresseur peut être proposé en complément, selon l’évaluation et les préférences du patient ;
  • Pour une dépression sévère, un traitement antidépresseur associé à une prise en charge psychothérapeutique est recommandé, avec une orientation spécialisée.

Les médicaments antidépresseurs, comme la fluoxétine, répondent donc à des indications précises. Un traitement prescrit ne doit pas être interrompu sans avis médical.

La création peut aider, sans remplacer les soins

Écrire, composer ou renouer avec une activité appréciée peut offrir un espace d’expression. Cela ne démontre pas que la souffrance serait indispensable à la créativité, ni que l’inspiration suffirait à traiter une dépression.

Si la tristesse, la perte d’intérêt ou l’épuisement persistent et perturbent votre quotidien, prenez rendez-vous avec un professionnel de santé. Il n’est pas nécessaire d’attendre deux semaines si la souffrance est déjà importante.

Le témoignage d’une artiste peut faciliter la parole. Il ne constitue ni un diagnostic pour les lecteurs ni une méthode de traitement à reproduire.

Sources

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