Votre enfant angoisse, comment réagir ?

Publié par Antoine Collard, journaliste santé le Mardi 06 Décembre 2011 : 17h49
Mis à jour le Lundi 12 Décembre 2011 : 17h55

Depuis sa naissance, l’enfant est régulièrement confronté à des sources d’inquiétude. Peur d'être abandonné, de décevoir… En comprenant cette angoisse et en le rassurant, les parents peuvent aider l’enfant à traverser ces peurs.

PUB

Autant d’angoisses que d’étapes de l’enfance

Dès son huitième mois, le bébé traverse une première phase anxiogène lorsqu’il découvre qu’il existe indépendamment de sa mère. Il se met alors à redouter une séparation et angoisse à cette idée. Plus tard, cette peur de l’abandon s’accentue lorsqu’il se sépare physiquement de ses parents (pour aller à la crèche, puis à l’école, ou simplement lorsque ses parents le confient à une babysitter).

Durant son parcours scolaire, il est confronté à l’angoisse de l’échec, la peur de décevoir et de se décevoir. Lorsqu’une crise survient dans l’enceinte réconfortante du foyer - par exemple dans le cas d’un divorce - l’enfant doit aussi gérer une multitude de questions angoissantes, et parfois faire face à un sentiment de culpabilité.

PUB
PUB

Comment bien réagir aux angoisses de l’enfant

A tous ces moments-clés, l’adulte doit rassurer patiemment son enfant. Il est en effet important de l’accompagner dans son évolution en évitant de projeter ses propres peurs. Le sentiment d’abandon peut par exemple se renforcer chez l’enfant si la mère elle-même a l’impression d’abandonner son petit lorsqu’elle le laisse à la crèche.

Plus que l’adulte, l’enfant connaît aussi des difficultés pour extérioriser et comprendre ses différentes peurs. La peur l’envahit soudainement et il se retrouve face à une émotion difficile à maîtriser tout seul. Ses parents doivent donc dialoguer avec lui à propos de chaque source d’angoisse, et le pousser en douceur à les exprimer, les représenter. Le dessin peut être un bon moyen.

Il est également essentiel de prendre la peur de l’enfant au sérieux et de ne jamais s’en moquer ou la nier.

Publié par Antoine Collard, journaliste santé le Mardi 06 Décembre 2011 : 17h49
Mis à jour le Lundi 12 Décembre 2011 : 17h55
Source : Stephan Valentin (docteur en psychologie spécialiste de l’enfant et l’adolescent), Les angoisses chez l’enfant, Editions Jouvence, 2011
PUB
PUB
PUB
A lire aussi
Divorce : les petits nomades de la garde alternéePublié le 27/04/2012 - 13h52

Avec un divorce pour deux mariages sur l’ensemble du territoire et deux sur trois dans les grandes villes, la mise en place et la gestion de la garde des enfants encombre les tribunaux. Résidence classique chez maman, avec un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires chez papa ou...

Deuil : Comment parler de la mort aux enfantsPublié le 31/05/2010 - 00h00

À l'occasion de la sortie du livre " Devant la mort : comment répondre aux questions des enfants ", le magazine Psychoenfants a interrogé son auteur, la psychiatre Fanny Cohen-Herlem. Comment aborder cette question délicate auprès des enfants ? Faut-il tout leur dire, quels mots choisir pour...

Plus d'articles