Sachez détecter les signes de détresse de votre enfant

« Je voudrais vous parler de votre fils… ». Combien de parents se retrouvent un jour au pied du mur, forcés d'ouvrir les yeux face au remarques de l'institutrice ? Vincent se révèle agressif à l'école envers ses camarades ou ses professeurs, Valérie s'isole, Anthony vole dans les magasins… Quelle que soit la situation, il est souvent difficile pour l'ego parental de se confronter à des problèmes qu'on soupçonne mais qu'on préfère minimiser pour rester entre soi.
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Troubles normaux et troubles anormaux.

Le développement d'un enfant passe toujours par des phases plus difficiles : crises, colères, réactivité. Certains troubles peuvent correspondre à des périodes clés de l'enfance (« crise du non » vers 3 ans, troubles du sommeil entre 2 et 5 ans) ; d'autres à des événements destabilisants (naissance du cadet, entrée à l'école primaire, déménagement). En revanche, des problèmes plus graves peuvent survenir. Les comportements qu'ils déclenchent révèlent toujours un désir négatif : l'envie de vivre et le mécanisme de découverte du monde sont enrayés, si bien que la violence naturelle de l'enfant se tourne contre lui (dépression, vols, drogues, agressions). Voici une liste non exhaustive des signes qu'il faut prendre en compte : - Changement de comportement : agressivité, apparition de tics, rituels de vérification et de lavage.- Troubles anxieux : angoisses, nervosité, inhibitions, dépression (refus de jouer, isolement, mutisme). - Troubles de l'alimentation : anorexie du nourrisson, refus du sein ou du biberon, vomissements répétés, coliques.- Troubles du langage : difficultés à articuler ou à apprendre.- Manifestations psychosomatiques : pipis au lit, maux de tête, mal de ventre.- Difficultés du sommeil : endormissement, terreurs nocturnes, insomnies, somnambulisme.- Chute brutale et inexplicable des résultats scolaires.

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Qui consulter ?

Mieux vaut prévenir que guérir… Il est essentiel de dépister un problème tôt plutôt que d'attendre en espérant que tout finira par rentrer dans l'ordre. Un problème enfoui peut resurgir à l'adolescence ou à l'occasion d'un événement déclencheur. La meilleure solution consiste à suivre les conseils du médecin de famille ou du pédiatre, qui saura orienter la famille et choisir un spécialiste : psychologue, psychanalyste, psychomotricien, orthophoniste. Cette démarche ne doit pas inquiéter l'enfant, ni les parents : « Aller voir un psychologue ne veut pas forcément dire entamer une thérapie », explique Gérard Poussin. Souvent quelques séances suffisent. L'enfant comprend aussi que cette visite est en relation avec ses difficultés actuelles et son comportement, et l'accepte facilement.

Publié le 10 Janvier 2002 | Mis à jour le 10 Mai 2004
Auteur(s) : Psychonet Production
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