Vers une nouvelle technique d'imagerie médicale ?

© Istock

Le diagnostic de certains cancers pourrait être posé en combinant deux techniques, l'imagerie par résonance médicale et le PET-scan.

Publicité

Le PET-scan couplé à l’IRM améliore le diagnostic du cancer

Le diagnostic des cancers repose en grande partie sur l'imagerie médicale, un domaine en perpétuelle évolution pour accroître la sensibilité des appareils et limiter l'exposition aux radiations. Une équipe de l'hôpital universitaire de Cleveland (États-Unis) présente les premiers résultats cliniques d'une nouvelle technique d'imagerie médicale, combinant le PET-scan et l'imagerie par résonance magnétique (IRM).

Deux techniques d’imagerie médicale complémentaires

Pour les promoteurs du PET/IRM, les deux techniques d'imagerie sont complémentaires. D'une part, le PET-scan permet d'acquérir des informations sur le métabolisme des tissus et de distinguer ainsi les tumeurs, dont le fonctionnement est anormal. D'autre part, l'IRM permet de visualiser les tissus mous (riches en eau) avec une grande précision anatomique et d'identifier les tumeurs dont les propriétés sont différentes. Les deux images, acquises simultanément ou l'une après l'autre selon la disposition des appareils de mesure, sont ensuite superposées : en tirant partie des avantages de chaque technique, les médecins peuvent alors identifier avec une plus grande précision les tissus cancéreux.

Publicité
Publicité

Plus de précision sans exposition aux radiations

L'étude s'est déroulée à l'hôpital universitaire de Cleveland (États-Unis), l'un des premiers hôpitaux à se doter d'un tel appareil pour les consultations cliniques ; elle a concerné plus de 110 patients, atteints de divers cancers (poumon, sein, œsophage, pancréas, utérus, lymphome, mélanome et cancer colorectal). Comparé à une autre technique dite PET/CT utilisant le scanner à rayons X, le protocole PET/IRM obtient des résultats satisfaisants concernant la précision de la localisation des tumeurs et présente l'avantage, souligne l'équipe américaine, de ne pas exposer les patients aux radiations.

Les évaluations doivent se poursuivre avant d'envisager de prescrire un examen par PET/IRM indifféremment d'un examen par PET/CT aujourd'hui répandu.

Publié par La Fondation ARC le Lundi 16 Septembre 2013 : 01h08
Mis à jour le Lundi 16 Septembre 2013 : 10h15
Source : Fondation ARC - K.A. Herrmann et al. PET/MRI : applications in clinical imaging. Current Radiology Reports. 2013 ;1(3) :161-76.
PUB
PUB