Usage thérapeutique du cannabis : autorisé au Canada !

En juillet dernier, un juge de l'Ontario avait souligné l'incompatibilité de la loi canadienne criminalisant la possession de cannabis alors que cette drogue peut être utilisée en thérapeutique chez les grands malades. Le Canada a tranché en devenant le premier pays au monde à autoriser le cannabis à des fins thérapeutiques.
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Suite à la déclaration de ce juge, le gouvernement canadien s'est retrouvé face à deux possibilités, soit décriminaliser toute possession de cannabis, soit élaborer un nouveau règlement permettant son usage thérapeutique. Le choix s'est porté vers la deuxième solution, offrant l'avantage d'éviter un débat social, alors que l'emploi thérapeutique de cette drogue ne repose sur aucune étude scientifique reconnue.

La responsabilité de prescrire ce produit aux effets peu connus revient donc aux médecins, lesquels sont réticents à juste titre. Leur seule aide, un règlement qui stipule que les patients souffrant d'une maladie ne laissant qu'une brève espérance de vie, ainsi que ceux souffrant du sida, du cancer, de la sclérose en plaques ou d'arthrite, ont la possibilité d'obtenir de leur médecin une prescription de cannabis, à condition bien sûr de s'être assuré au préalable qu'aucun traitement conventionnel ne puisse soulager ces personnes.

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Cependant, d'autres malades considérant le cannabis comme le seul produit capable de soulager leur douleur peuvent également en demander l'autorisation. Leur requête doit alors être accompagnée d'un avis favorable signé par deux médecins. Au final, les praticiens vont devoir se policer afin d'écarter les utilisateurs récréatifs cherchant à obtenir de la marijuana par cette nouvelle voie légale. Autant dire qu'ils n'apprécient pas de jouer ce rôle. Par ailleurs, en l'absence de données scientifiques, notamment sur les éventuels effets secondaires et sur les risques d'interactions, la prescription médicale d'une telle substance n'est pas vraiment sécuritaire.

Actuellement, près de 300 Canadiens détiennent cette autorisation et plus de 500 demandes sont à l'étude.

La décision ayant été prise, attendons de voir ce que l'avenir réserve

Publié le 13 Août 2001
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr