Un enfant sur trente né grâce à la procréation médicalement assistée

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D'ici 2019, 400 000 enfants seront nés grâce à la procréation médicalement assistée (PMA). La demande de soins ne cesse de progresser dans ce domaine, selon l'Ined.

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Quand le corps fait défaut, la médecine peut constituer un relais majeur. Particulièrement en matière d'infertilité. Depuis la naissance du premier bébé éprouvette, il y a 40 ans, le recours à la procréation médicalement assistée a littéralement explosé.

Aujourd'hui en France, un enfant sur 30 naît grâce à ces techniques. C'est l'estimation livrée par l'Institut national d'études démographiques (Ined), dans son dernier numéro de Population et Sociétés. Celui-ci dresse le portrait d'une prise en charge en constante évolution.

D'ici 2019, on devrait dénombrer 400 000 naissances permises par les équipes spécialisées dans l'aide médicale à la procréation (AMP). Cela représente plus de 2.5 % des accouchements annuels.

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Dans ce paysage, la fécondation in vitro (FIV) domine nettement puisqu'elle représente une naissance sur 40. Mais d'autres techniques sont venues compléter cette approche historique.

Le don de gamètes à la traîne

Car les progrès s'observent aussi sur le plan technique. A l'insémination artificielle s'est, par exemple, ajoutée une technique permettant de traiter les infertilités masculines, l'ICSI (injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde).

Autre effet vertueux de cette évolution : les femmes ayant bénéficié d'une PMA connaissent moins souvent des grossesses multiples. Par le passé, la règle était d'implanter plusieurs embryons. Désormais, le transfert unique représente 40 % des interventions. Cela limite les risques pour le fœtus, car les grossesses multiples  représentent un réel danger.

Mais un domaine reste largement sous-développé : celui du don de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes). Il ne représente que 5 % des naissances issues d'une PMA, soit 1 200 enfants par an.

L'Ined pointe plusieurs facteurs qui se cumulent : à la pénurie de donneurs s'ajoute le fait que nombre de demandeurs potentiels sont exclus (femmes seules, trop âgées, couples homosexuels). Ces personnes se tournent donc vers des pays voisins, plus libéraux en la matière.

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