Trop de smartphones au bloc opératoire

Après ceux des patients, ce sont les smartphones des professionnels hospitaliers qui provoquent l’inquiétude. En effet, on les retrouve jusque dans les blocs opératoires et les salles de réanimation pour un usage souvent purement personnel…

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Des professionnels hospitaliers accros aux smartphones, jusqu'au bloc opératoire

Encore aujourd’hui, certains patients ne sont pas disponibles lors du passage de l’infirmière pour les soins ou de l’équipe soignante pour le suivi. En cause, des discussions animées vocales ou via des SMS, des postages de tweets, des vérifications frénétiques de mails, des sonneries intempestives dans les chambres et les couloirs, voire des visionnages passionnés de vidéos sur You tube ou encore toute sorte de jeux prenants. Et si les médecins et chirurgiens en faisaient autant ? C’est ce que souligne le site médical Medscape dans une enquête sur l'usage du smartphone dans les hôpitaux.

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Les smartphones sont partout à l’hôpital, y compris au bloc opératoire et en unité de soins intensifs, où ils pourraient interférer avec la sécurité des patients. En effet, si ces petits appareils peuvent perturber la concentration, ils peuvent aussi entraîner des problèmes d’hygiène.

Quand les smartphones s’invitent au bloc opératoire : quels risques pour les patients ?

Medscape rapporte deux cas extrêmes survenus aux États-Unis où un patient est décédé faute d’un anesthésiste trop occupé par son smartphone et où le téléphone d’un chirurgien a été retrouvé dans l’abdomen d’une femme suite à une césarienne.

En France, aucun incident n’a été relevé. Pourtant, dans notre pays aussi les portables sont de plus en plus répandus dans les hôpitaux. En effet, s’il existe une loi datant de 1995 interdisant l'usage du téléphone portable dans les hôpitaux, celle-ci a été assouplie à Paris et elle est peu respectée ailleurs. Autrement dit, la question d'un durcissement du règlement se pose…

Publié le 04 Août 2015 | Mis à jour le 04 Août 2015
Auteurs : Rédaction E-sante.fr
Source : Medscape, juillet 2015.
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