Traitement de la douleur : la moitié des patients craignent la dépendance !

Aujourd'hui, des progrès considérables ont été réalisés dans le domaine de la prise en charge de la douleur. Or, on constate que de nombreux patients acceptent mal les traitements anti-douleur, principalement en raison de leur crainte vis-à-vis d'une éventuelle dépendance. L'ouverture d'un dialogue entre le corps médical et le grand public semble une nécessité.
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De plus en plus accepté par les soignants, le traitement de la douleur, reste encore un sujet tabou pour les malades.Selon une enquête entreprise en février 2000 par le Comité de lutte contre la douleur du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière, plus de 50% des malades craignent de devenir dépendants aux médicaments anti-douleur et estiment qu'il faut savoir supporter sa souffrance. Par ailleurs, ils sont 35% à penser qu'un « bon patient » évite de parler de sa douleur.

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Dans le but de balayer ces idées reçues, il est aujourd'hui impératif d'ouvrir le dialogue entre professionnels de santé et patients. Pour un médecin, il est indispensable de rechercher systématiquement une éventuelle souffrance, de pouvoir l'évaluer, la quantifier et la traiter. Dans cette tâche le malade doit participer en toute franchise. Avec les nombreux progrès médicaux et pharmaceutiques, il est inconcevable de supporter une douleur qui peut dans la plupart des cas être facilement prise en charge. Engagez le dialogue avec votre médecin tant au sujet de vos souffrances que de vos craintes !

Publié le 29 Janvier 2001
Auteur(s) : Dr Philippe Presles
Source : Association pour le Contrôle de la Douleur des Patients (ACDP), 1er Colloque National, janvier 2001.
Voir + de sources
Le Quotidien du Médecin, N°6835, mardi 16 janvier 2001.