Le tourisme médical ne cesse de se développer

Publié le 05 Février 2007 à 1h00 par Rédaction E-sante.fr
En Europe, comme dans le reste du monde, le tourisme médical ne cesse de prendre de l'ampleur. La motivation de tous ces déplacements : un service médical bon marché et sans délai, mais parfois très risqué...
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Les motivations au tourisme médical : délais, coût et qualité

Confrontés à des délais très longs pour certaines interventions et à des coûts parfois très élevés, nombre d'Européens se tournent vers le tourisme médical. Se déplacer à l'étranger pour obtenir des services de santé plus rapides, meilleur marché et parfois de qualité supérieure est de plus en plus pratiqué. Parallèlement, les agences de voyages proposant de telles prestations se multiplient. Mais si les Français recourent de plus en plus souvent à ce type de pratique médicale, la tendance est mondiale. Ainsi, les Français passent leurs vacances en Tunisie pour bénéficier d'une intervention en chirurgie esthétique, les Anglais viennent se faire opérer en France, les Allemands se rendent en Hongrie pour une couronne dentaire, les Américains se déplacent en Thaïlande ou au Brésil… Visiblement, chacun y trouve ses avantages.

Aux risques et périls du touriste

Le tourisme médical comporte cependant des risques, parfois très conséquents.

En effet, le gouvernement français s'exonère de toute responsabilité. Les Ministères du Tourisme et de la Santé ont conjointement émis des mises en garde contre de telles pratiques dès juillet 2005. L'absence de garanties proposées par les agences est soulignée, notamment vis-à-vis de la qualification des médecins, des pratiques de l'anesthésie ou du respect de l'hygiène et de l'asepsie. Les autorités françaises ne peuvent pas contrôler les actes réalisés à l'étranger.

En revanche, sur le modèle américain, il est possible, moyennant finances et négociations, de contracter sa propre assurance...

Jurisprudence actuelle

La Cour de justice des Communautés européennes a dessiné une jurisprudence en faveur de la mobilité des patients au sein de l'Union européenne, garantissant une prise en charge par les systèmes de sécurité sociale. Pour les interventions programmées, le malade qui souhaite subir une opération dans un autre État membre doit en faire la demande auprès de sa Caisse d'assurance maladie et obtenir au préalable son accord.

Mais depuis de nombreuses années déjà, les institutions européennes essayent de trouver un équilibre entre la libre circulation des patients et les impératifs financiers de la Sécurité sociale. Il faudrait également fournir plus de sécurité juridique…

Mais le danger de développer une forme de tourisme médical reste dénoncé !

Source : Egora, 23 janvier 2007.