Toilettes : l'horreur du sèche-mains électrique

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Se laver les mains quand on sort des toilettes, c’est bien sûr essentiel pour l’hygiène.
Mais savez-vous que la manière dont vous vous séchez les mains est aussi déterminante ?

Beaucoup de lieux publics proposent un sèche-mains électrique...
Mais cet appareil n'est pas forcément le meilleur choix pour l'hygiène et la santé.

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Il est très important de sécher ses mains

C’est la première des leçons : le séchage des mains fait partie intégrante de l’hygiène, laver ne suffit pas !

En effet, des bactéries demeurent sur les mains même après lavage. Or la chaleur et l’humidité favorisent leur développement. C'est ainsi que des mains lavées mais non séchées peuvent transmettre des bactéries…

Mais comment se sécher les mains ? C’est toute la question. En effet, plusieurs méthodes existent. Si à domicile, nous choisissons pratiquement tous de nous sécher les mains sur une serviette de toilette, dans les lieux publics nous n’avons pas le choix.

La grande majorité des établissements proposent soit des serviettes jetables en papier, soit des sèche-mains électriques qui font circuler de l’air, parfois chaud, sur les mains pour les sécher.

Et les études sont pratiquement toutes unanimes : d’un point de vue bactériologique, les sèche-mains électriques sont la pire des solutions !

Si vous en avez la possibilité, préférez toujours les serviettes jetables en papier aux sèche-mains électriques, surtout en période d’épidémie de rhume, grippe et/ou gastro.

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Pourquoi faut-il éviter les sèche-mains électriques ?

  • Sécher les mains à l’air chaud augmente le nombre de bactéries présentes sur les mains, même si l’on utilise des appareils neufs.

    En effet, quand nous tirons la chasse d'eau des toilettes, de fines gouttelettes sont projetées dans l’air environnant, parfois à plusieurs mètres à la ronde.

    Des bactéries peuvent être contenues dans ces gouttelettes, et si l’on utilise un sèche-mains électrique, elles seront déposées sur nos mains…

  • Les sèche-mains électriques projettent les bactéries dans les environs, et pas seulement sur nos mains.

    Une personne qui se sèche les mains verra donc des bactéries se déposer sur ses vêtements, devenant ainsi une potentielle source de contamination pour ceux qui l’entourent.

  • Enfin, le séchage par sèche-mains est beaucoup moins efficace que par serviettes en papier.

    Il faut en moyenne 40 secondes pour sécher correctement des mains avec un appareil, or nous nous contentons généralement de la moitié.

    Résultat, nous sortons avec les mains encore mouillées et très susceptibles de transmettre des bactéries.

Et les nouveaux sèche-mains, dans tout ça ?

Vous en avez surement déjà croisé, des sèche-mains qui vous demandent de mettre les mains dans un appareil. Ils utilisent de l’air filtré, pas chaud mais froid, et avec un fort débit.

Leur point fort, c’est leur efficacité : avec eux, les mains sont effectivement sèches en 10 secondes à peu près.

Cependant, l’augmentation du nombre de bactéries sur les mains pendant le séchage se vérifie aussi avec ces nouveaux modèles, même si elle est moins importante. Par ailleurs, la plupart d’entre eux sont extrêmement bruyants (équivalents au passage d’un camion à trois mètres…).

Les serviettes jetables sont-elles la panacée ?

En terme de santé pure, oui, elles sont préférables parce qu’elles permettent d’éliminer très rapidement un maximum de bactéries des mains lavées.

Mais elles ne sont pas sans inconvénients par ailleurs : plus polluantes, elles exigent aussi des efforts pour s’en débarrasser – et si on ne le fait pas, les poubelles qui débordent deviennent des nids à bactéries !

Et ce qu'il faut éviter à tout prix, c'est sûr, c'est l'essuie-main unique (serviette à disposition), lavable (mais pas forcément lavé !), laissé dans les toilettes à disposition de tous les clients.

Surtout à ne pas utiliser ! Mieux vaut encore vous essuyer sur vos vêtements, ou dans un de vos mouchoirs en papier !

Et chez vous aussi, pensez à laver régulièrement les essuie-mains...

Publié le 13 Octobre 2014 | Mis à jour le 16 Mai 2017
Auteur(s) : Marion Garteiser, journaliste santé
Source : Huang, C.
Voir + de sources
et al., Mayo Clin Proc. Aug 2012; 87(8): 791–798. doi:  10.1016/j.mayocp.2012.02.019.