Tenir l’alcool : un facteur de risque pour l’alcoolisme

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Euphorie, joues rouges et envie de dormir dès le premier verre ? Réjouissez-vous : les personnes très sensibles à l’alcool seraient mieux protégées contre l’alcoolisme. Un phénomène lié à la présence d’une variante du gène CYP2E1.

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La dépendance à l’alcool

Dans nos pays, environ 10 % des hommes et 5 % des femmes sont considérés comme ayant un problème de dépendance à l’alcool. Cette dépendance implique la présence d’au moins trois des critères suivants:

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  • Tolérance augmentée à l’alcool
  • Symptômes de sevrage (tremblements, anxiété, sudations, etc.) à l’arrêt
  • Difficultés à contrôler la quantité d’alcool consommé
  • Préoccupations liées à l’approvisionnement en alcool
  • Désir persistant et infructueux de diminuer ou d’interrompre la consommation
  • Répercussions négatives de l’alcool sur les loisirs et la vie sociale
  • Consommation persistante d'alcool malgré des problèmes de santé physique ou psychique

Alcoolisme et hérédité

Le risque de devenir dépendant à l’alcool varie d’une personne à l’autre, en fonction de son histoire, de sa personnalité, de son environnement (degré de stress, accessibilité de l’alcool…) mais aussi de facteurs génétiques. On sait ainsi qu’avoir un père ou une mère alcoolique multiplie par trois le risque de devenir dépendant à l’alcool, même s’il n’y a bien sûr aucune fatalité.

Publié le 03 Décembre 2010 | Mis à jour le 06 Décembre 2010
Auteurs : Julie Luong, journaliste santé
Source : K. Wilhelmsen, Alcoholism: Clinical & Experimental Research, octobre 2010