Suicide : contre cette souffrance invisible, sortir du silence
Publié le 05 Février 2007 à 1h00 par Rédaction E-sante.fr
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Parler au grand jour du suicide

Le suicide n'est pas qu'une affaire de médecin ou de psychiatre. C'est l'affaire de tous, nous pouvons tous faire quelque chose, et la première chose à faire est d'engager un dialogue de confiance.

Cette année, l'Union nationale de prévention du suicide a réalisé un guide de conseils pratiques pour lutter contre la dépression et le suicide. Pédagogique et positif, il informe sur les situations à risque et les bonnes attitudes à adopter face à une personne dépressive.

Et la première chose à faire face à une personne en détresse, c'est d'aller à sa rencontre, d'ouvrir le dialogue. Il faut savoir que la majorité des personnes en parlent avant de passer à l'acte (entourage, médecin…). Penser que parler du suicide peut inciter au passage à l'acte est entièrement faux. Au contraire, engager le dialogue, tisser un lien de confiance permet de dénouer les situations de crise et de reconnaître la souffrance de l'autre.

Engager le dialogue

Or même si une personne en grande difficulté recherche le dialogue, un soutien, il est toujours extrêmement difficile de se confier. Ainsi, les sujets qui vont mal tendent inversement à cacher leur mal-être et à s'isoler, ce qui amplifie la sensation d'échec, d'abandon, d'incompréhension…

Lorsqu'on suspecte quelque chose, il est donc essentiel d'aller à la rencontre de la personne qui souffre afin d'établir un lien de confiance, d'évaluer la situation et de susciter une intervention adaptée : "je te sens mal", "je me fais du souci pour toi"…

"Il faut l'aider à sortir de son enfermement, de ses idées noires, et la convaincre que d'autres solutions sont possibles, qu'il y a dans son environnement des sujets qui sauront l'aider."

Trouver un lien de confiance

Il faut l'inciter à mettre en oeuvre tous les liens possibles, personnels, sociaux, associatifs et médicaux : amis, adulte référent, famille, centre d'accueil, médecin scolaire, infirmier, conseiller principal d'éducation, point d'écoute jeunes et association (Fil Santé Jeunes, Courbevoie Ecoute Jeunes, ligne Azur…), collègue, médecin du travail, association (SOS Amitié, Suicide Ecoute, SOS Suicide Phénix, Recherches et Rencontres…), assistante sociale, réseau médical, etc.

Si la situation est plus préoccupante, le recours au réseau de soutien médical et psychologique s'impose. Il conviendra alors de convaincre la personne de rencontrer son médecin.

Source : Dossier de presse de l'Union nationale pour la prévention du suicide, février 2007.