Sport : t’as mal où ?

La pratique sportive, à tous les niveaux, génère souvent des douleurs. Il faut alors apprendre à les reconnaître et à les localiser précisément. Petit tour d'horizon des bobos…

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Les douleurs du sport

En médecine du sport, presque toutes les douleurs résultent d'un phénomène de surtension à la suite duquel les tissus se tendent et se déchirent. Cependant, il faut différencier les lésions survenues à la suite d'un choc unique d'une intensité exceptionnelle de celles qui sont la somme d'une multitude de contraintes légères. Dans le premier groupe, on rangera les entorses, les claquages, les fractures, etc. Dans le second, on retrouvera plutôt les dégénérescences articulaires, les fractures de fatigue, les inflammations tendineuse ou de l'enveloppe de l'os (périoste) dont la guérison est souvent plus problématique. Tout dépend aussi du type d'activité: les sports où l'on répète le même geste une infinité de fois sont plus traumatisants que ceux où l'on alterne les sollicitations.

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Douleur unilatérale ou bilatérale ?

Lorsque la douleur se cantonne à un seul côté du corps, ce sera souvent le signe d'une lésion liée à un geste spécifique: par exemple le tennis-elbow du bras dominant dans les sports de raquette.

En cas de douleurs bilatérales, on suspectera plutôt un problème de surcharge. Les courbatures sont typiques de cette bilatéralité. Elles signalent la destruction d'un nombre anormalement élevé de fibres musculaires. Beaucoup de sportifs considèrent les courbatures comme le signe qu'ils ont bien travaillé. En réalité, ces douleurs témoignent seulement qu'on a mal dosé l'effort et que la récupération exigera des jours supplémentaires de repos. Notons enfin que, pour plusieurs pathologies (syndrome des loges, periostite , etc.), le problème commence d'un côté puis se propage de l'autre. On doit suspecter alors un défaut de technique ou de matériel (souvent les chaussures) ou un manque de souplesse. A régler le plus vite possible.

Publié le 15 Avril 2011 | Mis à jour le 22 Avril 2011
Auteur(s) : Gilles Goetghebuer, journaliste santé