Le sida foudroyant, ça existe !

Le sida est réputé être une maladie chronique, que l'on ne guérit pas, mais que l'on sait heureusement soigner. Des personnes infectées par le VIH peuvent vivre des dizaines d'années dans des conditions satisfaisantes. C'est vrai, mais pas pour tout le monde…
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Même sans parler des malades qui ne peuvent se soigner faute d'un accès aux soins ou d'argent pour se payer les traitements, dans nos pays développés, il existe des cas où la maladie se développe et est très rapidement fatale.

Deux cas semblent possibles :

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  • Le sida atteint une personne au système immunitaire fragile. Au lieu de rester latent pendant quelques années, le VIH (virus de l'immunodéficience humaine), va déclencher rapidement la maladie, en quelques semaines ou quelques mois.
  • Le virus est particulièrement actif et résistant. C'est une variété de virus de cette sorte qui vient peut-être d'être décelée chez un New-Yorkais. (communiqué du service de santé de la ville de NY du 11 février 2005). Ce virus résiste à trois des quatre familles de médicaments antiviraux. De plus, il semble entraîner un déclenchement extrêmement rapide de la maladie, quelques mois au lieu d'une dizaine d'années habituellement.

Un virus résistant est généralement transmis par une personne séropositive traitée par tri ou quadrithérapie. En effet, tout comme les bactéries peuvent devenir résistantes face aux antibiotiques, les virus le deviennent face aux antirétroviraux.

Certains médecins s'alarment maintenant à l'idée d'une épidémie de virus hautement résistant, contre laquelle ils seraient démunis faute de médicaments actifs. D'autres signalent qu'il y a régulièrement, depuis le début de l'épidémie, des apparitions périodiques de virus plus résistants, sans que ce soit nécessairement alarmant.

Quoi qu'il en soit, la seule attitude concrètement logique reste celle de la prévention :

  • utiliser des préservatifs,
  • éviter les pratiques sexuelles à risque, (pénétration vaginale, anale, fellation sans préservatifs),
  • éviter aussi les pratiques à risque non sexuelles : injections de drogues, tatouages avec seringue non stérile, piercings ou tatouage sans stérilité totale, échange de rasoirs ou de brosses à dents
  • pratiquer la fidélité après avoir réalisé un test de dépistage, ou sinon utiliser systématiquement des préservatifs lors de relations « hors couple »,
  • et bien sûr, informer les jeunes qui entrent dans la vie sexuelle.
Publié par Dr Catherine Solano le Mardi 08 Mars 2005 : 01h00