Et si le tabac favorisait la maladie d’Alzheimer ?

Il s’agit d’une relation qui pourrait contribuer à inciter les hommes à stopper leur tabagisme. En effet, le tabagisme vient d’être associé au déclin cognitif, comme celui observé dans la maladie d’Alzheimer…

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Le déclin cognitif est plus rapide chez les hommes fumeurs

Cette enquête a porté au total sur 7000 personnes, des hommes et des femmes âgés en moyenne de 56 ans. Les résultats aux examens cliniques et aux tests d’évaluations cognitives montrent que les hommes fumeurs présentent un déclin de leurs facultés intellectuelles plus rapide que les personnes n’ayant jamais fumé.

De façon surprenante, cette baisse des performances intellectuelles n’est observée, ici dans cette étude, que chez les hommes.

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L’arrêt du tabac est aussi bénéfique au cerveau

La bonne nouvelle est que la différence en termes de déclin cognitif entre les fumeurs et les non fumeurs tend à s’estomper chez les ex-fumeurs.

Autrement dit, l’arrêt du tabac est bénéfique, permettant de contrer l’accélération du déclin cognitif. Après un sevrage tabagique de longue durée, à partir de 10 ans, l’évolution des facultés intellectuelles des ex-fumeurs rejoint celle des sujets n’ayant jamais fumé de leur vie.

En pratique, on retiendra que le tabac n’est pas seulement mauvais pour les systèmes broncho-pulmonaire et cardiovasculaire, mais aussi pour le cerveau et nos performances intellectuelles.

Enfin, sachant que les maladies neurodégénératives, dont la maladie d’Alzheimer, progressent très fortement (selon le World Alzheimer Report, le nombre de nouveau cas d’Alzheimer devrait doubler tous les 20 ans), identifier le tabac comme un des facteurs de risque est intéressant en matière de prévention…

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 06 Août 2012 : 00h00
Mis à jour le Lundi 06 Août 2012 : 09h03
Source : Étude du Département d’épidémiologie et de santé publique, University College de Londres, et de l’INSERM (Paris et Villejuif) ; Jim.fr, 2 août 2012.
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