Sexe et sport font-ils bon ménage ?

Publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le Mercredi 24 Septembre 2003 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 06 Septembre 2013 : 13h49

Parmi les questions un peu stupides qui passionnent les chercheurs, l'impact de l'acte sexuel sur la performance sportive occupe une place de choix.

 

 

© Istock
PUB

Sport et sexualité

Certains athlètes prônentl'abstinence sexuelle avant une compétition, comme Linford Christie : « Ne pas faire l'amour rend plus agressif », explique-t-il, « c'est positif. »

D'autres prétendent exactement le contraire : « Les bons attaquants marquent davantage lorsqu'ils ont fait l'amour la veille d'un match », avance le footballeur brésilien, Romario. Il trouve aussitôt confirmation chez son compatriote Ailton, l'attaquant du Werder de Brême : « Etre excité sexuellement m'excite encore plus pour marquer sur le terrain. J'ai discuté de cela avec Alex Alvès du Herta Berlin. Il pense comme moi ! » Ronaldo lui-même n'a pas hésité à prendre position sur le sujet. « Faire l'amour quelques heures avant un match, c'est la clef du succès, à condition d'être passif et de jouir du moment présent, ça relaxe et redonne de l'énergie pour jouer ». Il se contredira un peu lors de la dernière Coupe du monde en déclarant que la victoire valait bien trois semaines d'abstinence (sic).

Il reste que la question de l'amour et du sport divise les sportifs et leurs entraîneurs.

PUB
PUB

Une question cruciale

Deux hypothèses contradictoires circulent parmi les spécialistes :

  • L'une voudrait que l'acte sexuel accroisse le taux de testostérone circulant dans l'organisme et produise donc une forme naturelle de dopage.
  • L'autre prétend, au contraire, qu'on dilapide sa concentration et son influx.

Sur cette question cruciale, une expérience a été menée en Belgique, sponsorisée par la marque Durex. L'enquête a été confiée au Dr Goossens, médecin du bien nommé club de division 1 de football, « Germinal » Beerschot. Douze joueurs ont passé deux tests d'effort maximal sur tapis roulant au lendemain d'une nuit d'amour et dans des conditions d'abstinence.

 

Verdict :Il n'y a pas de corrélation entre la présence de testostéronedans le sang et la relation sexuelle.

 

Restait à savoir si l'amour améliorait les paramètres de la performance. Et là, les résultats plaident plutôt en faveur des abstinents. Au lendemain de l'acte, dix des douze cobayes ont atteint plus rapidement leur fréquence cardiaque maximale et produisaient plus de lactates aux différents niveaux d'un effort. « Sur le plan physiologique, je ne peux que plaider l'abstinence », conclut le docteur Goossens.

La rédaction a sélectionné pour vous sur Amazon :
Publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le Mercredi 24 Septembre 2003 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 06 Septembre 2013 : 13h49
PUB
PUB
A lire aussi
Foot : petites et grosses blessuresPublié le 25/11/2008 - 00h00

Tout footballeur s'expose à des risques de blessures. Quels sont les traumatismes les plus fréquents chez les footballeurs ? Quels sont leur cause et leur traitement ? Mais aussi, quelle est la durée d'indisponibilité qui en découle et les conséquences à long terme ?

Besoins nutritionnels des sportifsPublié le 25/02/2002 - 00h00

Le sport modifie certains besoins nutritionnels mais pas systématiquement : tout dépend du type de sport que l'on pratique et surtout de sa fréquence, de son intensité et de la durée de l'exercice musculaire qui mobilisent plus ou moins d'énergie et de nutriments entraînés par la dépense...

Plus d'articles