Les seniors s'envolent...

Publié le 22 Juillet 2002 à 2h00 par Dr Stéphanie Lehmann, gérontologue
Envie de découvrir d'autres horizons ? Tout est possible, l'âge n'est pas à lui seul un facteur limitant. Une fois l'accord de votre médecin obtenu, voici quelques conseils à appliquer.
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Avant de partir pour l'aéroport

Si vous en êtes à faire la check-list de ce que vous ne devez surtout pas oublier : passeport, billets d'avion, maillot de bain, appareil photo, etc., c'est que, normalement, vous êtes déjà passé chez votre médecin pour lui parler de vos projets. Celui-ci vous a examiné, prescrit suffisamment de vos médicaments habituels pour ne pas en manquer, et donné traitements ou conseils particuliers, liés à votre état de santé et/ou à votre destination. Vous avez bien noté l'altitude maximale autorisée en montagne, compris les risques sanitaires spécifiques de certains pays (prévention du paludisme par exemple), en bref, vous voilà paré pour l'aventure… Veillez à porter une tenue adaptée, n'oubliez pas de porter vos chaussettes de contention si le médecin vous en a prescrit et évitez les vêtements trop serrés (jeans) et les ceintures pour le voyage.

Une fois dans l'avion

Même en parfaite santé, il faut acquérir certains réflexes.

  • Levez-vous et marchez quelques minutes toutes les 2 heures, surtout lorsque la durée du vol dépasse 6 heures.
  • Faites régulièrement des mouvements de flexion-extension des pieds lorsque vous êtes assis.
  • Choissez des chaussettes ou des bas de contention d'une pression faible à modérée (classe I, c'est-à-dire une pression de 10 à 15 mmHg).
  • Buvez souvent afin de lutter contre la déshydratation (eau ou boissons non alcoolisées, au moins 1 litre toutes les 4 heures, sauf recommandation particulière de votre médecin).
  • Evitez de vous assommer avec des somnifères (hypnotiques). Ils risquent de nuire aux consignes de sécurité. En revanche, si vous craignez de mal supporter le décalage horaire, certains hypnotiques seront utiles, mais pris les 3 premiers jours suivant l'arrivée.
  • Respectez les horaires de prises des médicaments habituels. Pour les aller-retours rapides (4 à 5 jours), il vaut mieux garder l'heure française. Pour les séjours plus longs, le médecin vous aura proposé, si nécessaire, un programme de réorganisation progressif.
Même en parfaite santé, il faut acquérir certains réflexes.

A l'arrivée

Si le décalage horaire est supérieur à 3 heures, de nombreux rythmes biologiques sont perturbés. Le fameux « Jet Lag » (décalage horaire) est d'autant plus sévère que le nombre de fuseaux horaires franchi est grand. Le cycle veille/sommeil est le premier à se désynchroniser, provoquant le plus grand inconfort. Mais d'autres grandes fonctions sont encore plus lentes à se réorganiser (réglage de la température corporelle, production hormonale, etc.).Il n'y a pas de remède miracle pour réduire la sévérité des symptômes du jet lag, la mélatonine dont l'efficacité reste à prouver, n'a pas obtenu en France d'autorisation de commercialisation. Eviter les siestes pendant la journée, se mettre le plus tôt possible aux horaires du pays d'arrivée, s'aider d'hypnotiques (prescrits par le médecin) pour s'endormir les 3 premiers soirs suffisent souvent à réduire les effets du décalage. Les spécialistes estiment qu'il faut un jour par fuseau horaire traversé pour récupérer son rythme normal. Finalement, un voyage en avion ne doit pas être un obstacle. Il suffit de garder un peu de bon sens, de suivre les recommandations de son médecin et surtout d'en avoir envie !

Source : Panorama du Médecin, 23 Mai 2002. 4849 : 27.