S’endormir devant la télévision : pourquoi vos nuits peuvent en pâtir

Publié par Freya Yophy
le 01/10/2026
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La télévision accompagne souvent les soirées et aide parfois à oublier les préoccupations du quotidien. Mais s’assoupir devant l’écran peut compliquer le retour au sommeil une fois au lit. Après 60 ans, quelques ajustements permettent de préserver ce moment de détente sans sacrifier ses nuits.

Un endormissement facile, mais un sommeil interrompu

Les paupières deviennent lourdes, les dialogues s’éloignent, puis une publicité ou un changement de volume provoque le réveil. S’endormir rapidement devant la télévision ne signifie pas bénéficier d’un sommeil réparateur. Les variations sonores peuvent interrompre le repos, tandis que le passage du canapé à la chambre impose de se remettre en mouvement.

Un assoupissement tardif peut également diminuer une partie de la pression de sommeil, ce besoin de dormir qui augmente pendant l’éveil. Résultat : certaines personnes se sentent moins somnolentes au moment de rejoindre leur lit.

La lumière intervient aussi dans les rythmes veille-sommeil. Une exposition lumineuse en soirée peut retarder la sécrétion de mélatonine et l’endormissement. Son effet dépend notamment de l’intensité, de la durée et du spectre lumineux : l’écran ne bloque pas systématiquement toute production de mélatonine.

Télévision et mémoire : ce que montre réellement l’étude

Publiée le 28 septembre 2026 dans npj Digital Medicine, une recherche a analysé les données de 8 996 participants issus de quatre cohortes de vieillissement. Un temps quotidien de télévision plus élevé était associé à de moins bonnes performances cognitives, notamment dans les épreuves de mémoire.

À l’inverse, l’utilisation d’un ordinateur présentait des associations plus favorables, particulièrement pour un usage faible à modéré. Ces différences invitent à distinguer les activités pratiquées plutôt qu’à considérer tous les écrans comme équivalents.

Les analyses génétiques suggèrent également un rôle du volume de l’insula gauche, une région cérébrale. Mais ces résultats ne permettent pas d’affirmer que chaque heure de télévision détruit des neurones, ni qu’un assoupissement occasionnel provoque une démence.

Les liens entre habitudes quotidiennes et vieillissement cognitif restent complexes. Et une association favorable avec l’ordinateur ne constitue pas une invitation à l’utiliser juste avant de dormir.

Remplacer progressivement le rituel du canapé

L’objectif n’est pas de bannir une émission appréciée, mais d’éviter que la télévision devienne le lieu habituel de l’endormissement. Quelques changements peuvent aider :

  • Arrêter les écrans environ une heure avant le coucher, avec un éclairage doux et chaud.
  • Se préparer pour la nuit avant d’être trop somnolent, afin de rejoindre facilement son lit lorsque le sommeil arrive.
  • Choisir une activité calme : lecture d’un livre papier, musique douce ou quelques minutes de respiration confortable.
  • Conserver des horaires de lever réguliers et s’exposer à la lumière naturelle dans la journée.

Une courte sieste en début d’après-midi peut être utile. Elle ne doit pas être confondue avec un long assoupissement après le dîner, susceptible de gêner la nuit suivante.

Plantes et somnolence : deux points de vigilance

Une infusion peut accompagner un moment de détente, mais les plantes ne garantissent pas un sommeil profond. Pour la valériane, les résultats scientifiques sur l’insomnie sont contradictoires. Demandez conseil au pharmacien avant d’associer un produit à base de plantes à un traitement, notamment sédatif.

Enfin, des endormissements involontaires fréquents dans la journée ne doivent pas être attribués uniquement à l’âge ou à la télévision. Une somnolence importante, des ronflements marqués ou des pauses respiratoires observées par l’entourage justifient une consultation. Un trouble du sommeil, dont une apnée, peut nécessiter une prise en charge spécifique.

Sources

 
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