La sédentarité tue autant que le tabac

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Cette comparaison fait froid dans le dos. C’est pourtant la conclusion d’une étude publiée dans le très célèbre journal international « The Lancet » :

la sédentarité serait responsable de 5,3 millions de décès prématurés dans le monde !

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La sédentarité tue 5,3 millions de personnes dans le monde

Cela fait longtemps qu’on avertit sur les méfaits du manque d’activité physique. Les preuves se sont accumulées en direction notamment des maladies cardiovasculaires, des maladies inflammatoires et du cancer du sein par exemple. Mais l’association directe de la sédentarité n’avait pas encore été établie ni chiffrée.

A noter que la sédentarité se définit comme une activité physique inférieure à 150 minutes par semaine, soit moins de 30 minutes de marche rapide 5 jours par semaine.

Les chercheurs ont analysé des quantités incroyables de données provenant d’études réalisées dans divers pays. Ils ont ensuite croisé le degré de sédentarité des sujets avec le risque de décéder d’une des 4 grandes maladies chroniques suivantes : maladie coronaire, diabète de type 2, cancer du sein et cancer du côlon.

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Résultat, en 2008, la sédentarité serait responsable de 5,3 des 57 millions de décès prématurés survenus dans le monde.

Autrement dit, près d’un décès sur dix est liée à la sédentarité, soit quasiment autant que le tabac qui tue chaque année dans le monde 5 millions de personnes !

On attribue à la sédentarité :

  • 6% des maladies coronaires dans le monde,
  • 7% du diabète de type 2,
  • 10% du cancer du sein,
  • 10% du cancer du colon.

Avec plus d’activité physique, l’espérance de vie va augmenter

Les auteurs estiment que si ce manque d’activité physique était diminué de 10 % au niveau mondial, plus de 533.000 décès pourraient être évités chaque année.

Bonne nouvelle, faire plus d’activité physique permettrait d’augmenter l’espérance de vie.

Baisser de seulement 10% le niveau de sédentarité de la population mondiale reviendrait à épargner la vie de 533.000 personnes chaque année.

Publié par Dr Philippe Presles le Jeudi 19 Juillet 2012 : 09h59
Mis à jour le Jeudi 19 Juillet 2012 : 10h23
Source : The Lancet. 18 juillet 2012 http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(12)61031-9/fulltext.
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