SAMU de Strasbourg : trois enquêtes pour comprendre la mort de Naomi Musenga

© Istock

Naomi Musenga, 22 ans, est morte plusieurs heures après avoir contacté le Samu. De l'attitude des opératrices à l'enquête suivant son décès, de nombreuses anomalies ont été pointées du doigt par sa famille. Résumons les faits.

Publicité
< de mon entier soutien et demande une enquête de l'IGAS (Inspection générale des affaires sociales, ndlr) sur ces graves dysfonctionnements", écrit-elle.

Le lendemain, le parquet de Strasbourg ouvre lui aussi une enquête pour "non-assistance à personne en péril". Alors que les réactions se multiplient, le président du syndicat Samu-Urgences de France (SUdF) adresse une note à l'ensemble des SAMU.

Le document se présente sous la forme d'une check-list qui rappelle les bonnes pratiques de la régulation, et insiste sur l'importance d'une "parfaite rigueur dans la qualité des échanges".

Des questions en suspens

Toutes ces réactions ont été saluées par la famille Musenga. Mais elle attend aussi des réponses sur cet incident. Le 10 mai, elle a annoncé son intention de déposer plainte contre X et contre les hôpitaux universitaires de Strasbourg pour "non-assistance à personne en danger" et pour "mise en danger de la vie d'autrui".

Publicité
Publicité

L'objectif : comprendre de quoi la jeune Naomi est décédée – question restée sans réponse depuis décembre – et pourquoi elle n'a accédé à aucun professionnel de santé. "Nous ne sommes pas médecins, mais qu'est-ce qui a tué ma fille ?" a interrogé Bablyne Musenga lors d'une conférence de presse. "On aurait dû s'arrêter au moins un mois sur son cas, pour se demander pourquoi elle est morte."

PUB
PUB