Saignement de nez : l'erreur à ne surtout pas faire

Publié par Freya Yophy
le 11/06/2026
femme saigne du nez
Autre
En cas de saignement de nez, il faut comprimer les ailes du nez pendant 10 à 15 minutes en gardant la tête penchée vers l'avant.
Bien que l'épistaxis touche 60 % de la population, découvrez le protocole de compression nasale et les critères médicaux précis qui imposent d'appeler le 15 immédiatement pour stopper le saignement sans danger.

L'épistaxis, terme médical désignant l'écoulement de sang par le nez, impressionne par son abondance. Ce phénomène spectaculaire provient souvent de la tache vasculaire, un carrefour nasal particulièrement fragile où convergent cinq artères différentes. Appliquer les bons réflexes permet de maîtriser l'hémorragie et d'écarter d'éventuelles complications.

Pourquoi le nez saigne-t-il si facilement ?

La muqueuse nasale est particulièrement riche en petits vaisseaux sanguins situés très près de la surface. L'air sec, les allergies, les rhumes, les mouchages répétés ou encore le grattage du nez peuvent fragiliser cette zone sensible et favoriser l'apparition d'un saignement. Chez les personnes âgées, la fragilité vasculaire et certains traitements augmentent également le risque d'épistaxis.

Appliquer la méthode de compression nasale

Asseyez-vous calmement et commencez par vous moucher une seule fois, doucement. Cette action évacue les caillots sanguins qui entretiennent le saignement et empêchent la cicatrisation naturelle.

Pincez ensuite fermement les ailes du nez, c'est-à-dire la partie souple, entre votre pouce et votre index. Maintenez cette pression sans relâcher pendant 10 à 15 minutes. Interrompre la compression avant ce délai bloque la formation du clou plaquettaire.

Évitez d'introduire du coton classique dans votre narine. En séchant, le coton arrachera la croûte au retrait. Privilégiez plutôt l'utilisation de mèches hémostatiques résorbables si la compression manuelle ne suffit pas.

Adopter la bonne posture pour sa sécurité

Bannissez immédiatement le réflexe de pencher la tête en arrière. Cette erreur très fréquente favorise l'ingestion de sang, ce qui provoque des nausées, des vomissements, voire une inhalation bronchique dangereuse.

Penchez toujours votre tête en avant, le menton dirigé vers le thorax. Cette posture de survie laisse le sang s'écouler vers l'extérieur et permet de surveiller facilement l'abondance de la perte sanguine.

Respirez exclusivement par la bouche durant l'opération pour limiter la pression sur les parois nasales. Une fois le saignement stoppé, restez au calme pendant au moins une heure. Évitez les efforts physiques et les sources de chaleur intense comme les bains chauds ou les boissons brûlantes.

Comment prévenir les récidives ?

Après un épisode d'épistaxis, il est conseillé d'hydrater régulièrement la muqueuse nasale avec du sérum physiologique, surtout en période de chauffage ou de forte chaleur. L'utilisation d'un humidificateur d'air peut également limiter le dessèchement des fosses nasales. Évitez enfin de vous moucher trop vigoureusement dans les heures qui suivent le saignement.

Identifier les signes d'urgence absolue

Bien que la majorité des épisodes restent bénins, environ 10 % nécessitent une intervention médicale. Évaluez le facteur temps : si le saignement persiste après deux tentatives de compression de 15 minutes ou s'il s'écoule massivement en jet, composez le 15 sans attendre.

Un avis médical immédiat s'impose pour les patients sous traitements anticoagulants ou sous aspirine. Le risque d'hémorragie incontrôlable devient alors majeur pour ces profils fragiles.

Surveillez l'apparition de signes de choc : pâleur intense, sueurs froides, sensation de malaise ou tachycardie. Enfin, un saignement survenant après un traumatisme crânien, un accident de la route ou une chute violente exige une prise en charge urgente pour écarter une fracture de la base du crâne.

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