Réduction du tabagisme : ce qu'on n'a jamais osé vous dire
Sommaire

 Quels sont les facteurs favorables à la réduction du tabagisme, versus l'arrêt brutal  ?

(répercussions sur l'entourage, motivation à l'arrêt...)

Dr Béatrice Le Maître : La stratégie de la réduction de la consommation de tabac s'adresse tout particulièrement aux fumeurs qui, alertés sur le niveau de leur consommation de tabac, ne se sentent pas, pour autant, prêts à arrêter de fumer brutalement, du jour au lendemain, même accompagnés par un traitement efficace.Les freins à l'arrêt sont nombreux et de différents ordres. Que disent les fumeurs ?« J'ai peur de ne pas y arriver ; je fume de trop et je ne me sens pas prêt à arrêter brusquement »« J'aime fumer et je ne me sens pas prêt à arrêter tout de suite »« Tout le monde fume à la maison et arrêter brutalement me semble impossible »« J'ai peur d'être irritable »« J'ai peur de n'être plus moi-même. »« J'ai peur de l'échec »

Pensez-vous que l'on devrait patcher systématiquement les patients fumeurs entrant dans un service de cardiologie ou de pneumologie ?

Dr Béatrice Le Maître : Tous les patients fumeurs, mis en difficulté par le fait de ne pouvoir fumer lors d'une hospitalisation, doivent pouvoir être aidés à mieux vivre le temps de leur hospitalisation, sans souffrir de symptômes de manque et de sevrage. Les substituts nicotiniques (patches nicotiniques et/ou formes orales) sont aujourd'hui disponibles pour les patients dans une très grande majorité d'établissements de soins.La prise en compte du statut fumeur du patient fait partie intégrante du soin. Pour certains fumeurs, ce peut être comme un déclic, capable d'initier un véritable désir d'arrêt.

A lire

« Le tabac en 200 questions », Béatrice Le Maître, édition Broché.

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