Rapport sexuel : quel est le jour où tout le monde aime faire l’amour ?
Le dimanche à 9 heures, un résultat de sondage ancien
Le dimanche matin aurait-il quelque chose de particulier ? Une enquête attribuée à l’enseigne britannique Superdrug, relayée dans la presse en février 2017, a interrogé 2 000 adultes au Royaume-Uni sur leurs moments préférés pour avoir des rapports sexuels.
Selon les résultats rapportés, le dimanche à 9 heures arrive en tête, devant le samedi à 22 h 30 et à 23 h 30. Le week-end occupe ainsi une place importante dans ce classement.
Ces horaires décrivent toutefois des réponses déclarées, pas une mesure biologique du désir ou du plaisir. La présence de deux créneaux le samedi soir ne signifie pas non plus que les mêmes personnes ont plusieurs rapports successifs.
Pourquoi le week-end peut sembler plus favorable
Pour les personnes qui ne travaillent pas le samedi et le dimanche, le week-end peut offrir davantage de disponibilité et d’intimité. L’absence de départ précipité au bureau ou d’obligation matinale constitue une explication plausible, sans être une conclusion démontrée par ce sondage.
Le contexte compte effectivement dans la vie sexuelle. Le stress, les difficultés relationnelles, l’anxiété ou certaines périodes fatigantes, notamment après l’arrivée d’un enfant, peuvent contribuer à une baisse de libido.
Mais le dimanche n’efface pas automatiquement ces contraintes. Les horaires décalés, les responsabilités familiales ou le besoin de récupérer peuvent rendre un autre moment beaucoup plus agréable. Une préférence pour le soir ou pour un jour de semaine n’a donc rien d’inhabituel.
Peut-on vraiment déterminer un horaire qui convient à tout le monde ?
Un classement collectif ne permet pas de connaître les envies d’une personne. Sans résultats détaillés par âge, situation conjugale ou orientation sexuelle, impossible d’affirmer que tous les groupes partagent la même préférence.
Il faut également distinguer le moment où l’on a des rapports, celui où l’on aimerait en avoir et celui où l’on éprouve le plus de plaisir. Ce sont trois questions différentes.
De la même manière, un sondage lancé sur les réseaux sociaux auprès des abonnés d’une journaliste ne suffit pas à établir les habitudes d’une génération. Les personnes qui choisissent de répondre ne représentent pas nécessairement l’ensemble des moins de trente ans.
Retrouver de la complicité sans objectif de performance
Transformer le dimanche matin en rendez-vous obligatoire risque surtout d’ajouter une attente inutile. Une vie sexuelle satisfaisante ne se mesure pas uniquement à la fréquence des rapports, à leur durée ou à l’obtention systématique d’un orgasme.
Les questions de plaisir et les difficultés à parler de l’orgasme méritent une discussion sans jugement. Chacun peut exprimer ce qui lui plaît, ce qui lui manque ou ce dont il n’a pas envie.
L’intimité peut aussi prendre différentes formes : caresses, baisers, massages ou utilisation de jouets pour adultes, selon les préférences partagées. La pénétration n’est pas un passage obligé, et aucune pratique n’est nécessaire pour correspondre à une prétendue norme.
Le bon moment reste celui qui convient aux partenaires
Plutôt que de suivre un horaire précis, mieux vaut chercher un moment où les personnes concernées se sentent disponibles et à l’aise. Prévoir du temps ensemble peut être agréable, sans que cela engage à avoir un rapport sexuel.
Le consentement reste libre et peut changer à tout moment, y compris lorsqu’un rendez-vous intime avait été envisagé.
Enfin, une diminution du désir ne constitue pas automatiquement un problème médical. Si elle vous préoccupe, s’accompagne de douleurs ou de difficultés sexuelles persistantes, un professionnel de santé peut aider à en rechercher les causes. Certains médicaments, des changements hormonaux ou une maladie peuvent intervenir : avancer le réveil ne suffit pas à les résoudre.
Sources :
- NHS — Baisse du désir sexuel : causes possibles et consultation.
- Organisation mondiale de la santé — Santé sexuelle, bien-être et respect des personnes.
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This is the most popular time of the week to have sex, Marie Claire
Communiqué de presse Passage du désir du 16 novembre
Sunday is the horniest day GQ, 4 octobre 2020