Rage : conduite à tenir

Publié le 15 Septembre 2004 à 2h00 par Rédaction E-sante.fr
Le Sud-ouest est en état l'alerte. Des personnes susceptibles d'avoir été contaminées par un chiot enragé sont toujours recherchées. La direction générale de la santé précise la conduite à tenir en cas de blessure par un animal.
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Avant qu'il ne soit trop tard...

Six personnes, qui auraient été en contact avec le chiot enragé, vers le 10 août, sont toujours recherchées : un couple franco-maghrébin et leurs deux enfants âgés d'environ 5 ans, présents sur les quais de Bordeaux autour du 18 août ; un garçon de 5 à 10 ans qui aurait joué avec le chien le 12 août à Libourne ; un Néerlandais dans la région de Pau. Si ces personnes développent les premiers symptômes de la maladie et ne sont pas vaccinées à temps, il sera trop tard, et l'issue fatale. Les autorités recherche également quatre chiens qui auraient pu entrer en contact avec l'animal enragé. Une ligne spéciale de téléphone a été ouverte : 08 21 22 23 00 (0,12 euro/min, de 9 h à 20h, 7j/7).Parallèlement, la vaccination systématique des chats et des chiens fait débat. L'avis de l'Agence française de sécuritaire des aliments est attendue.Et les arrêtés préfectoraux des régions concernées viennent d'interdire aux chasseurs de traquer le gibier avec leurs chiens.

Conduite à tenir

Selon la direction générale de la santé, compte tenu du nombre important de chiens rencontré par le chien enragé et non retrouvés à ce jour, ainsi que du délai d'incubation de la maladie (variable, mais d'environ un mois en moyenne), toute morsure, griffure, léchage des muqueuses ou de plaies, par un chien (ou un chat) inconnu ou susceptible d'avoir été en contact avec le chien enragé de Gironde, doit conduire à la plus grande vigilance.

  • Il est nécessaire d'obtenir les coordonnées du propriétaire de l'animal en cause par tout moyen, y compris le recours aux services de police, de gendarmerie et à la direction départementale des services vétérinaires. En effet, le chien doit être placé sous surveillance par un vétérinaire sanitaire.
  • Il faut nettoyer soigneusement la plaie à l'eau et au savon, puis rincer abondamment et appliquer une solution antiseptique.
  • Il est ensuite nécessaire de contacter un médecin qui décidera d'une conduite adaptée et évaluera le besoin - ou non - de faire appel à un centre anti-rabique. Le médecin vérifiera votre vaccination contre le tétanos (revaccination si besoin).

A savoir

  • Tous les mammifères sont sensibles à la rage et peuvent accidentellement la transmettre à l'homme.
  • La contamination se fait par la salive des animaux infectés : morsure, griffure, léchage sur les muqueuses ou des lésions cutanées… Le virus ne traverse pas la peau saine.
  • Aucune transmission interhumaine n'a été décrite à ce jour.
  • L'incubation chez l'homme est de durée variable : 30 à 45 jours en moyenne.
  • Le tableau clinique est très variable (deux formes d'encéphalite).
  • Une fois déclarée, la rage est mortelle dans 100% des cas. Le décès survient au bout de 4 à 6 jours après le début des signes cliniques.
  • Après exposition au risque rabique, il existe un traitement qui consiste en une vaccination conférant une protection avant que la maladie ne se déclare. Dans certains cas, on associe un traitement par des immunoglobulines spécifiques. Ce traitement séro-vaccinal est réalisé dans des centres antirabiques.

Pour en savoir plus

www.sante.gouv.frwww.agriculture.gouv.fr

Source : Communiqué du ministère de l'agriculture, 14 septembre 2004.